décembre 2, 2022

Affaire « les cliniques boutiques illégales de Vavoua »/ Après la condamnation de Medandje Tié Traoré, journaliste à l’Intelligent d’Abidjan : Qu’est ce qui fait encore courir Dr Tia

Photo : DR
Apres avoir adopté le profil bas sur la question depuis lors, à cause des promesses et engagements de règlement à l’amiable du contentieux, l’IA a décidé de réagir pour dénoncer l’imposture que tente de faire prospérer Dr Tia André. Voici un monsieur qui après avoir obtenu la condamnation d’un honnête journaliste autorise ses amis à engager une procédure de règlement amical. Cette démarche lui avait été conseillée par son avocat et d’autres personnes, mais il n’a pas voulu entendre raison d’une part parce qu’il prétendait détenir des preuves, d’autres part parce qu’il espérait qu’une décision condamnant le journaliste MTT suffisait pour le rehabiliter. Il avait la possibilité de solliciter un recours gracieux en direction de son ministre de tutelle mais Dr Tia a préféré multiplier les procédures judicaires. MTT a été condamné. Un mandat d’arrêt plane sur lui. Et que souhaite Dr Tia ? Que des journalistes pour éviter que leur collègue et confrère aille en prison se déportent chez l’ex-ministre de la Santé et chez l’actuel pour demander pardon, et pour démontrer que l’article était une cabale. Dans la foulée l’Intelligent d’Abidjan doit citer les cerveaux de cette cabale. Ensuite l’IA doit écrire des articles pour rehabiliter le médecin, et enfin lui restituer 500 mille FCFA que MTT lui aurait pris, sans oublier l’amende d’un million de francs. C’est à ce seul prix que notre collaborateur évitera l’ire de Dr Tia et en même temps la Maca. Y a t-il un autre nom que le chantage pour qualifier cette situation. Informé le DG de l’IA a indiqué que pour obtenir ce qu’il souhaite à présent, le docteur TIA n’avait pas besoin d’aller jusqu’au stade où il est arrivé. Lorsqu’il avait saisi le CNP et tant d’autres, les uns et les autres lui ont demandé de trouver un accord avec l’Intelligent. Quand le DG de l’IA a rencontré son avocat, il y a six mois, des propositions ont été faites. Mais le docteur n’a pas voulu accepter. Dr Tia et ses amis se trompent en espérant pouvoir abuser des angoisses et inquiétudes de l’IA au sujet de la prison. Si tel est le prix à payer pour avoir dénoncé de sales pratiques, MTT et l’Intelligent d’Abidjan assumeront. Mais Dr Tia aura en face de lui, les vrais défenseurs de la Liberté de la presse, et toute la société civile qui souhaitent un accès large aux soins de santé, mais dans des conditions régulières. Dr Tia n’est pas l’ange qu’on veut nous présenter. Nous ne disons pas qu’il est un démon. Mais que lui et ses amis cessent de vouloir troquer une affaire de liberté de la presse, contre une réhabilitation après qu’il a été convaincu de fautes lourdes et de dévoiement du serment d’Hippocrate

CharlesKouassi

Propos des leaders et personnalités de la société civile se prononcent

La condamnation de Medandje Tié Traoré, journaliste à l’Intelligent d’Abidjan à 1 an de prison ferme par le tribunal correctionnel a suscité des réactions de la part de certains leaders de la société civile. Nous vous donnons leur position sur ce ‘’curieux’’ verdict.

1- Noel Badi, Directeur régional de l’éducation de Gagnoa : «Ce reporter n’a fait que son travail »
«J’estime que ce n’est pas juste que la justice ait condamné M. Traoré Tié. Ce journaliste n’a fait que son travail à travers ce reportage. Alors pourquoi le condamne-t-on à cette lourde peine ? Je pense qu’il y a une loi sur la liberté de la presse qui protège les journalistes dans ce genre d’affaire. J’espère vivement que les meilleurs sentiments vont habiter les uns et les autres lors du jugement en appel, afin tous soient imprégnés de sagesse pour qu’on laisse ce jeune homme faire son travail. Il est bon qu’on protège le journalisme d’investigation. Car, cela permet de savoir les disfonctionnements qui gangrènent nos systèmes».

2- Dr Kamaté Bahoman, président de la Ligue ivoirien des droits de l’homme (LIDHO) : «Il nous faut toutes les données pour mener une enquête»
«J’ai entendu vaguement parler de cette triste affaire. Je n’ai pas toutes les données, c’est pourquoi, il serait bon que votre journal nous fasse parvenir le dossier pour éclairer notre lanterne. Cependant, ce que je puisse dire pour le moment, c’est que si le journaliste a été condamné à cette peine par rapport à un article qu’il aurait écrit, alors il s’agit d’une violation flagrante de la peine qui dépénalise les délits de presse. Il sera nécessaire que l’Intelligent d’Abidjan nous fasse parvenir une requête en bonne et due forme où est minutieusement détaillée cette affaire pour que nous menions notre propre enquête. Et éventuellement faire les médiations nécessaires étant donné que l’affaire est reportée en appel.»

3- Guillaume Gbato, SG du Syndicat national des agents de presse du privé: « Nous attendons de rencontrer les responsables de l’IA »
«Je ne sais pas pourquoi, votre journal ne nous a pas saisis pour cette affaire. Je l’ai appris presque par hasard et je devais rencontrer M. Traoré Tié, mais cela n’a pu se faire. Il faut donc que ce journaliste se mette immédiatement en relation avec nos services pour qu’on ait tous les détails de cette affaire. La loi sur la presse est claire et nette. Si le Dr Tia parle de tentative d’extorsion de fonds il doit en apporter la preuve. Nous constatons que le journaliste est pour le moment en liberté, c’est bien. Il est temps de faire quelque chose pour faire baisser la tension».

4- Me Traoré Drissa, SG du Mouvement ivoirien des droits de l’homme : « J’ai plaidé par défaut dans ce procès »
«J’ai plaidé par défaut lors de ce procès. Il m’est difficile de faire donc un commentaire surtout que le procès n’est pas entièrement clos»

Fri, 06 Aug 2010 03:16:00 +0200

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