août 8, 2022

Investissement / Forum Afrique développement

‘’Qui veut aller loin, ménage sa monture’’, dit l’adage. Les dirigeants d’Attijariwafa Bank (AWB) qui ambitionnent conquérir toute l’Afrique, l’ont certainement bien compris. Ils entendent à travers une approche très attractive, répondre aux préoccupations des Etats et corriger les écarts, notamment en termes d’échanges commerciaux et de financement des projets de développement. En effet, l’Afrique ne représente que près de 3% du total des exportations mondiales. Quant au commerce intra-africain, il représente près de 10% de l’ensemble des échanges entre le continent et le reste du monde; les Investissements Directs étrangers de pays africains vers d’autres pays africains ne représentent que 13% des IDE vers l’Afrique (CNUCED).C’est en réponse à cela que les responsables d’Attijariwafa Bank ont organisé, pour la première fois, durant deux jours, un forum d’échanges qui a regroupé près de 900 décideurs de 11 pays africains. Toutefois, il convient de souligner que le Forum n’est pas né d’un hasard. Il a été organisé consécutivement après deux constats.

Jalonner l’avenir par une vision claire‘’
Le premier constat : Le développement de notre Groupe en Afrique, les synergies créés par notre réseau de filiales bancaires présentes en Afrique et en Europe, ont permis d’écouter un peu plus et un peu mieux, les opérateurs économiques : ils veulent, nous voulons, jalonner l’avenir par une vision claire de développement. Nous voulons voir comment dépasser les obstacles à l’investissement et aux échanges commerciaux, nous voulons générer de la valeur ajoutée par l’identification des opportunités d’investissements, enfin, nous voulons participer aujourd’hui à la construction de l’Afrique de demain. En effet, jamais l’Afrique n’a autant attiré les investisseurs étrangers que durant cette dernière décennie. Le second constat : En dépit des atouts et des formidables gisements de richesses humaines et naturelles dont dispose le continent, force est de constater la faiblesse des échanges commerciaux Sud-Sud. Comment alors faire de la coopération Sud-Sud un levier de développement responsable, fructueux et solidaire ? Le diagnostic montre une rareté de stratégies communes sectorielles et transnationales et ciblées (coton-cacao-huile de palme-réseau autoroutier, autoroutes maritimes, réseaux énergétiques, sécurité alimentaire, pour ne citer que ces secteurs stratégiques) », a expliqué M. Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du Groupe Attijariwafa Bank. Ces hommes d’affaires qui ne sont pas venus en villégiature au Maroc, ont mis leur séjour à profit pout débattre des problèmes réels auxquels ils sont confrontés et pour lesquels, ils souhaitent que des solutions soient apportées, non pas seulement avec l’appui d’Attijariwafa Bank, mais plutôt avec l’implication des chefs d’Etat et de gouvernement. Car, l’objectif est d’identifier les obstacles concrets à l’investissement intra africain, formuler des recommandations afin de créer les conditions de l’investissement entre le Maroc et les pays de la zone CEMAC et de l’UEMOA. Pour circonscrire tous les maux dont souffrent les régions, les participants de cette première édition du forum Afrique Développement ont eu droit à trois panels animés par des experts. Le premier a porté sur le Transport et les Logistiques. Animé par Karim Dip, Dg de la compagnie fruitière de Distribution du Maroc, M. Jamal benjeloun, Dg de l’Agence nationale des ports du Maroc, de M. Bara Sady, Dg du port autonome de Dakar, puis de M. Nabil Lakhdar, directeur de la facilitation et de l’informatique à l’administration des douanes et Impôts indirects du Maroc. Le premier panel a permis aux décideurs de réfléchir à la mise en place d’un ensemble de mesures qui feront l’objet d’étude au niveau de chaque Etat.

Amélioration des réseaux de transports et logistiques
Les recommandations sont relatives à l’amélioration des réseaux de transport logistique entre le Maroc et les pays de la zone UEMOA et CEMAC à travers la mise en place des lignes aériennes, maritimes, ferroviaires régulières permettant de desservir dans les meilleures conditions les principales destinations. Toute chose qui impose tout de même aux chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la zone UEMOA et de la CEMAC un renforcement des infrastructures routières, notamment entre Rabat et Dakar. Aussi a-t-il été suggéré la création d’un cadre adéquat de partenariat public-privé dont le but est d’assurer un développement optimal des infrastructures dans la région. La desserte de l’hinterland des ports dans des conditions compétitives à travers des liaisons terrestres de qualité et à un coût satisfaisant fait également partie d’un ensemble d’objectifs dont le but est de désenclaver certains pays sans littoral. Par ailleurs, les décideurs ont suggéré pour le premier panel, le dédouanement électronique total, simplification des formalités, densification des accords de coopération entre douanes régionales et partage d’expérience (en termes de simplification des procédures, de contribution au développement de la logistique dans une perspective régionale). Ils ont en outre, demandé l’accès au crédit pour les infrastructures portuaires.

Revue du cadre juridique des investissements
Quant au deuxième panel animé par M. El Aïd Mahsoussi, Secrétaire général au ministère du Commerce extérieur du Maroc, Daouda Silué, DG du Cepici et président du RIAFPI et M. Aissa El Maniani, directeur de l’Office des changes du Maroc, il a porté sur le Cadre réglementaire et Protection des investissements. Pour ce panel, il a été retenu comme solutions aux obstacles à la coopération sud-sud, la revue du cadre juridique devant régir les échanges et les relations de partenariat entre le Maroc et les pays subsahariens. Il en est de même pour la promotion des initiatives opérationnelles visant à améliorer le cadre des échanges commerciaux. Il a été aussi retenu le développement de façon soutenue des activités promotionnelles à travers des rencontres d’hommes d’affaires susceptibles de permettre une meilleure assimilation des avantages liés aux accords conclus. Le troisième panel relatif au Financement des investissements et des échanges commerciaux a été animé par M. Amaury Mulliez, directeur & Capital investissement au Maroc et M. Muluku Souleymane Traoré, manager SFI (Agence financière de la Banque mondiale) Afrique. Pour ce dernier panel, il a été souligné la nécessité de la mise en place d’un partenariat gagnant-gagnant entre le secteur public-privé.

Le secteur privé pour la dynamique des investissements
L’objectif est bien évidemment de réduire les risques de transactions y compris le Trade Finance. Aussi soulignent les panélistes, ‘’le rôle du secteur privé en Afrique devra également permettre de canaliser des taux d’épargne plus conséquents afin d’accompagner, par des niveaux élevés d’épargne domestiques, la dynamique des investissements publics’’. Au total, la première édition du Forum Afrique développement aura été une réussite pour les dirigeants d’Attijariwafa Bank qui ont pu mettre en contact des décideurs afin de réfléchir sur les conditions du développement des zones UEMOA et CEMAC, en se penchant notamment sur la question des sources de financements et les obstacles liés à l’environnent des affaires. Toutes choses qui ne favorisent souvent pas les investisseurs et les bailleurs de fonds. Satisfait de ce premier rendez-vous, M. Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du Groupe Attijariwafa Bank, a déclaré: «Les résultats sont au-delà de nos attentes. Déjà du nombre des participants. Au niveau de la plénière, il y a eu à peu près 900 entreprises de 11 pays africains. Et 600 entreprises parmi elles, ont engagé des rendez-vous de travail. Des équipes AWB ont organisé 1200 rendez-vous pendant deux jours entre opérateurs économique de la région. Je crois que pour une première édition, c’est une réussite totale. Ce n’est pas moi qui le dis, mais ce sont nos invités, les opérateurs économiques quelle que soit leur nationalité. Ils ont exprimé leur satisfaction. Parce que ce sont des gens qui ont besoin d’un véritable forum d’échange et de dialogue et de débats pluriels sur des problématiques qui préoccupent l’entreprise de manière réelle et pragmatique. Et à ce sujet, les trois panels qui ont été animés et qui ont mobilisé les experts».
Attijariwafa bank est le premier groupe bancaire et financier du Maghreb, avec plus de 4,2 millions de clients et 11000 collaborateurs. Ce qui fait d’elle une multinationale africaine. Car présente dans 21 pays. Outre le secteur financier, le groupe est également présent dans le secteur des assurances, du crédit immobilier, crédit à la consommation, leasing, gestion d’actifs, intermédiation boursière, conseil location longue durée… Doté d’un plan de développement, Attijariwafa Bank ambitionne d’autres positions sur d’autres marchés.

Avec la partenariat de L’ Intelligent d’ Abidjan / par Honoré Kouassi, envoyé spécial à Casablanca

Mon, 03 May 2010 11:53:00 +0200

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