mai 18, 2022

Qui était la déesse égyptienne Isis (Aissata) ?

« Mère divine » et épouse fidèle d’Osiris, Isis est l’une des divinités les plus populaires du panthéon égyptien. Protectrice des défunts, elle est adorée dès le IIIème millénaire dans l’Égypte ancienne, avant que son culte ne s’étende aux mondes grecs et romains.

A quoi ressemblait la déesse Isis ?

Très tôt, les premières cosmogonies égyptiennes ont fait d’Isis et Osiris le couple fondateur de la civilisation. Avec leur fils Horus, ils sont les trois principales divinités du panthéon de la Basse-Égypte.

Les représentations de la déesse Isis sont aussi nombreuses que ses fonctions, celles-ci évoluant avec le temps. On peut la voir sous les traits d’une femme, portant sur sa tête soit un siège, hiéroglyphe de son nom égyptien Aset, semblable à un escalier à trois marches ; soit deux cornes lyriformes enserrant le disque solaire. Cette deuxième représentation est due à son rapprochement avec la déesse de la maternité Hathor, souvent coiffée d’un disque solaire posée entre deux cornes de vache. On la représente encore en train de porter un ânkh, le symbole de vie égyptien, (car elle est capable de donner l’immortalité) ou bien assise, allaitant Horus enfant.

LA DÉESSE NOIRE AISSATA, ISIS POUR LES GRECS (À GAUCHE), A ÉTÉ BLANCHIE À ROME (À DROITE). ELLE DEVIENDRA PUS TARD LA VIERGE MARIE DANS LE CHRISTIANISME.

Fille du Ciel et de la Terre

Originaire de la ville de Bouto, dans les marais du delta du Nil, Isis apparait dans la seconde moitié du IIIème millénaire av. J.-C. Dans l’Égypte ancienne, entre 2.700 et 2.000 avant notre ère, sont gravés sur les parois des pyramides de Saqqarah, les Textes des pyramides. Ils sont les plus anciens textes religieux faisant mention de la déesse, dont le culte est d’abord mortuaire.

Vénérée pour sa ruse, sa ténacité et son intelligence, à la fois magicienne et déesse, Isis est l’un des cinq enfants de Nout, la voûte céleste, et de Geb, le dieu de la Terre. Dès le ventre de sa mère, elle aime furieusement son frère Osiris. C’est ce que raconte le philosophe grec Plutarque, à qui l’on doit la version la plus complète de la légende d’Isis et Osiris.

Osiris suscite la jalousie de Seth

Osiris, frère et époux d’Isis, est un être parfait mesurant 4 mètres 50 et dont les membres sont en lapis-lazuli. En régnant sur les hommes avec Isis, il les sort de leur animalité et apporte civilisation et fertilité à l’Égypte.

Son rayonnement suscite la jalousie de son frère Seth. Roux, stérile, craint par les égyptiens, celui-ci n’a pas reçu les mêmes talents qu’Osiris. Il fomente alors un complot pour destituer son frère et monter sur le trône à sa place.

Lors d’un banquet, Seth réunit des conjurés et place au centre de la pièce un sarcophage. Chacun s’y étend comme s’il s’agissait d’un jeu. Mais lorsqu’arrive le tour d’Osiris, Seth ferme le sarcophage et le plombe, enfermant son frère… à jamais ?

Isis reconstitue le corps d’Osiris

Le sarcophage est jeté dans le Nil, dérive jusqu’à la mer et arrive au rivage de Byblos, en Phénicie, où il donne naissance à un arbre extraordinaire, un tamaris. Isis, s’étant transformée en oiseau pour parcourir la Terre à la recherche de son époux, parvient à le retrouver. Elle le ramène en Égypte et le cache dans les marais du Nil. Mais c’était sans compter sur Seth, qui découvre le sarcophage une nuit de pleine lune et le découpe en morceaux, 14 ou 42 selon les versions du mythe, qu’il disperse à travers le monde.

Lire la suite sur geo.fr

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser
Privacy Policy