« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

LES POLICIERS DE OUATTARA RENTRENT BRÉDOUILLE D’ACCRA

Récapitulons :

Attendus par Me Patrick Sobodjor avec les nouvelles preuves de l’accusation de crimes de sang portée contre son client, les policiers ivoiriens dont le directeur d’Interpol côte d’ivoire en personne, dépêchés par le régime d’Abidjan ne se présentent pas à l’heure et au lieu indiqués ce lundi 1er octobre tout comme ils avaient fait faux bond le samedi 29 septembre 2012. L’avocat quitte donc le bureau d’Interpol Ghana pour aller saisir les juridictions ghanéennes sur le caractère politique donc illégale de la détention de son client par cette organisation.

En son absence, les policiers ivoiriens accourent et présentent un document au ministre Katinan dans lequel ils l’accusent du meurtre de deux personnes et lui demandent de signer l’acte d’accusation. Ce qu’il refuse de faire bien entendu en l’absence de son avocat leur demandant du meurtre de qui il était accusé. C’est à ce moment qu’ils précisent qu’il s’agit de Kamagaté Seydou, 83 ans, un soudeur tué le 29 mars, ainsi qu’un certain Diabaté Drissa, 37 ans, un négociant à Port Bouet. Le ministre a alors rétorqué qu’il ne se reconnaissait pas dans de telles accusations et qu’il ne dirait rien avant d’avoir parlé à son avocat.

Les policiers d’Abidjan eux tentent le tout pour tout afin d’obtenir l’extradition cette nuit du lundi 01 par disent ils la procédure simplifiée de Police à Police à cause du caractère criminel de la poursuite. Ce à quoi s’appose naturellement la justice ghanéenne qui récupère l’affaire et exige de mener des enquêtes avant de déterminer si le statu de refugié du mis en cause et les lois ghanéennes peuvent permettre une extradition.

Le nouveau juge du district ou est détenu katinan devant lequel est ensuite présenté le valeureux porte-parole réclame les éléments d accusation à Interpol Ghana. Les policiers ghanéens demandent un délai de deux semaines pour réunir auprès de leurs collègues ivoiriens accusateurs qui visiblement n’étaient pas préparés à engager une nouvelle bataille judiciaire au Ghana comme lors de la première comparution de katinan . La justice ghanéenne a accepté ces deux semaines avant de se prononcer sur cette autre et nouvelle accusation de crimes de sang après celle de crimes économiques portant sur 300 milliards soutirés dit- on dans les coffres de la BCEAO d’Abidjan par Katinan.

Malgré l’insistance des autorités ivoiriennes, la justice du pays de N’krumah maintiendra fermement sa position. Les hommes de ouattara qui voulaient soit enlever katinan soit utiliser une procédure dite simplifiée sont de nouveau ramenés à la rigueur de la justice ghanéenne comme dans la première affaire . C est donc une grande victoire pour le conseil de katinan qui a réussi à soustraire in extremis katinan des griffes d’interpol pour le soumettre à la justice ghanéenne qui dans deux semaines sera amené à jauger les nouvelles charges au regard des lois ghanéennes pour déterminer si koné katinan peut faire l’objet d’extradition .

En conclusion, notons que le ministre Katinan ne sera pas extradé, en tout cas pas avant les deux semaines .Une fois encore la loi ghanéenne a fait barrage aux exigences illégitimes de Ouattara et de ses soutiens malgré les sommes importantes d’argent investies dans ce projet depuis plusieurs mois. Pour respecter toutes les règles de procédure judiciaires katina sera malheureusement encore retenu non plus entre les mains d’Interpol mais de la justice ghanéenne pour démêler enfin tous les nœuds de cette rocambolesque affaire qui exposent le regime ouattara à la honte internationale

Correspondance de Steve Beko à Accra

Tue, 02 Oct 2012 03:18:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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