Henri Konan Bédié, selon des sources de première main, a décidé d’engager des négociations avec le « soldat perdu ». « Mais, dans un premier temps, ces négociations ne seront pas directes. Elles se feront par procuration », soutient notre source.
Le médiateur de l’ancien chef de l’Etat (1993-1999), n’est autre que Camille Alliali, vice-président très influent au sein du parti sexagénaire. Originaire de Toumodi dans le centre du pays, le choix de Camille Alliali, figure emblématique de l’ex-parti au pouvoir, est loin d’être fortuit, si l’on veut mettre dans la balance, une dimension plutôt ethnique, voire tribale. Il est donc l’homme le mieux indiqué pour rapprocher les deux Konan.
L’ancien Vice-président de l’Assemblée nationale ivoirienne pour la première législature (1959-1960), Camille Alliali « a déjà pris langue avec K.K.B à qui il a fait part de la volonté de Bédié de laver le linge en famille » selon notre source. K.K.B n’a pas craché sur l’offre de Bédié, assure notre source.
La rencontre « devrait avoir lieu à Kankro, village de Camille Alliali » ou à « son domicile à Abidjan » la semaine prochaine. Notre source avance la date du jeudi 15 août 2013. « K.K.B a donné son accord de principe » pour rencontrer, Camille Alliali à la seule « condition », avons- nous appris, que la rencontre se fasse « en présence de la presse ».
Le président de la Jpdci veut aussi obtenir l’aval de « ses troupes » dont certains, exige-t-il « doivent prendre part à la rencontre ». K.K.B qui garde de son passé syndicaliste, le sens tactique, la feinte et l’esquive, pour garder l’avantage, a également exigé « que la teneur des propositions de Bédié lui soit communiquée », plaçant le médiateur devant un vrai dilemme.
L’enjeu de ce congrès est tel que K.K.B qui semble tenir, aujourd’hui, le bon bout, avec le soutien massif qu’il vient d’obtenir de la part d’une trentaine député, manœuvre habilement. Un membre du secrétariat général du parti, avec qui nous eu un entretien téléphonique le mercredi 31 juillet 2013, a confirmé les négociations entre Bédié et son « fils », devenu, son poils à gratter. « Nous avons engagé de larges négociations avec tout le monde, y compris avec Charles Konan Banny. Nous devons absolument aller à ce congrès en rangs serrés.
Le Pdci n’a pas besoin de ce spectacle honteux et déshonorant », a-t-il soutenu. Le report du conclave de Daoukro « pour une question de commodité » s’inscrit dans la dynamique des négociations sollicitées par le « prince Nambè ». Mais, cette opération de négociation s’avère délicate dans la mesure où ils sont nombreux au sein du Pdci aujourd’hui les ambitieux aux dents si longues qui veulent « mettre Bédié à la retraite »…
Partagé entre son sens du devoir à la tête du Pdci, sa trop grande proximité avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara, la position centrale du Pdci au Rhdp et son honneur d’ancien chef de l’Etat, Henri Konan Bédié joue la carte de l’apaisement. Il semble avoir pris la mesure du danger et compris qu’il n’est point dans son intérêt de continuer à faire l’autruche.
Ses propos tenus, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, à son retour de France le mardi 30 juillet 2013, situent clairement sur son état d’esprit, quant à la nécessité de mettre fin à cette inutile belligérance qui fragilise, de plus en plus son parti. « Non, il n’y aura pas de scission au Pdci-Rda…
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Fri, 02 Aug 2013 06:30:00 +0200
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