« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

4e Congrès extraordinaire: Le FPI se prépare à la reconquête du pouvoir d’État

A cinq (5) mois de l’élection présidentielle d’octobre 2015, le Front populaire ivoirien (Fpi) se prépare à la conquête du pouvoir d’État. Pour y arriver, le parti de l’ex-Chef de l’État, Laurent Gbagbo désignera son candidat les 21 et 22 mai 2015, au cours de son 4ème congrès extraordinaire qui aura lieu au palais des sports d’Abidjan-Treichville. Ce congrès sera suivi de la commémoration de la fête de la liberté, prévue le 23 mai, à la place Ficgayo de Yopougon.

Ces informations ont été données officiellement, ce lundi 18 mai 2015, à Abidjan-Attoban, par l’ex-ministre Augustin Kouadio Komoé et Mme Dédi Tapé Adèle, respectivement président du comité d’organisation de la fête de la liberté et du 4ème congrès extraordinaire.

Selon Mme Dédi, ce congrès du Fpi va s’articuler autour de l’adoption du projet de société et de gouvernement du parti ainsi que la désignation du candidat du Fpi à la présidentielle d’octobre 2015.

Pour elle, « il serait incompréhensible qu’après l’exercice du pouvoir pendant dix ans, le Fpi tourne le dos aux élections à cause des traumatismes qu’il subit du fait de son éviction du pouvoir… » Mais avant, elle a indiqué que les élections nationales constituent un défi majeur. Ce défi, dira-t-elle, le Fpi entend le relever pour « accéder au pouvoir d’État et réaliser son projet de société et de gouvernement ».

Ce congrès, a-t-elle souligné, a pour thème: « 2015, pour la paix, la réconciliation nationale et le progrès social, le changement maintenant ! »

D’ailleurs, insistant sur le thème, Mme Dédi a soutenu qu’il est temps pour son parti de revenir au pouvoir. Au cours de congrès, elle a également indiqué que 15.000 personnes sont attendues dont 6290 délégués statutaires.

Abordant la fête de la liberté, M. Komoé a souligné qu’elle aura un caractère particulier. Car elle se tiendra en une seule journée où 50.000 personnes sont attendues. Pour l’ex-ministre de Laurent Gbagbo, la célébration de la fête de la liberté est un devoir de mémoire. « Nous fêtons pour dire que là où il est, n’est pas sa place. Les seuls actes qu’on peut poser pour montrer à un homme politique qu’on l’aime, c’est de pérenniser ses œuvres », a-t-il expliqué.
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Tue, 19 May 2015 11:14:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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