« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

4ème congrès extraordinaire du Fpi Affi aux frondeurs : Le débat est clos, la légitimité c’est moi !

La rotonde du Palais des Sports de Treichville a servi de cadre, ce jeudi, à l’ouverture du 4ème congrès extraordinaire du Fpi. Une tribune dont l’ex-Premier ministre a profité pour assener ses vérités à l’encontre du président de la République. « Ouattara doit partir », a-t-il martelé à cinq reprises, dans une explosion de joie des militants qui ont occupé l’édifice à 90 %. Avant d’indiquer les raisons de cette offensive. A l’en croire, le drame dans lequel Alassane Ouattara a plongé le pays, les milliers de morts de la rébellion du 19 septembre 2002, les crimes contre l’humanité et les graves violations des droits de l’homme…la déportation de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi), justifient amplement le départ de l’actuel chef de l’Etat du pouvoir. L’ex- Premier ministre n’y est pas allé de main morte pour dépeindre une image sombre du paysage politique ivoirien face à un parterre de membres du corps diplomatique et des représentants de partis politiques tels que le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), le Parti ivoirien des travailleurs (Pit) et plusieurs autres formations politiques proches de sa formation politique. A l’endroit de ses camarades frondeurs, le natif de Bouadikro a de nouveau tendu la main. Mieux, le lion du Moronou, comme l’appellent affectueusement ses militants, conjugue la crise au Fpi au passé. « La bataille a été rude. Mais le débat est clos. La légitimité est ici. Et les portes de la maison restent ouvertes à tous », s’est-il réjoui, en présence des 6290 congressistes. Affi N’guessan voit les prochaines consultations générales comme l’unique occasion de faire barrage au Président Ouattara et honorer le fondateur du parti, Laurent Gbagbo. « Le changement maintenant, nous y croyons. C’est sur cette note que je déclare ouverte ce 4ème Congrès extraordinaire du Fpi », a-t-il conclu.

Cyrille Nahin
In Le Sursaut

Fri, 22 May 2015 11:05:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

5 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.