« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

6 journalistes devant les assises

Innocentes victimes d’une « justice des vainqueurs », six de nos confrères se retrouvent (…) devant la Cour d’assises d’Abidjan. Comme tous les dignitaires du régime renversé par la France, Franck Anderson Kouassi, Herman Aboa, Armand bohui, Gnahoua Zibrabi, Germain Guézé Kanon et Serges Boguet portent leur croix.
Après les élections présidentielles de 2010, quand éclate la crise postélectorale,
Franck Anderson Kouassi était président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) et faisait la régulation de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) et des radios de proximité.
Naturellement, il luttait « conformément au cahier de charges de l’organe de régulation
contre les radios et télévisions pirates qui émettaient sans avoir satisfait les formalités prescrites ».
Le CNCA devait aussi mettre le pays à l’abri des campagnes de diabolisation orchestrées par la presse étrangère. et pour l’avoir fait Franck Anderson est aux prises avec la justice de son pays dirigé depuis le 11 avril 2011 par Alassane Dramane Ouattara.
Avec lui se trouve notre collaborateur Armand Bohui. Suite aux élections de 2010, il avait été nommé par décret du président de la république, membre du Conseil national de la presse (CNP). Avant, il exerçait comme membre du cabinet de la communication de la présidence
de la République, détaché auprès de la Première dame. Sur la liste des accusés figure aussi le directeur de la publication de l’hebdomadaire L’oeil du Peuple, Gnahoua Zibrabi. A l’époque
des faits, il était conseiller technique du président de la République. Quant à Herman Aboa, Germain Guézé et Serges Boguet, ce sont des agents de la RTI. Lorsque la crise survient, le
confrère Herman Aboa animait pour le compte de la 1ere chaîne de la télévision nationale, une émission à succès dénommée « raison d’État ». Aussi lorsque l’armée française renverse Gbagbo, il réussit à partir en exil, fuyant les exactions des rebelles pro-Ouattara.
Beaucoup plus tard, ayant cru de bonne foi à l’appel du régime Ouattara qui demandait aux exilés de rentrer au pays, il revient en Côte d’ivoire. Mais Herman Aboa est mis aux arrêts et emprisonné à la MACA. Quant au cameraman Guézé Kanon, son crime est d’avoir accepté
d’être détaché par la télévision ivoirienne auprès de la présidence de la République. Il partage le même tort avec son collègue, cameraman Serges Boguet.

K.D.
In Notre Voie

Thu, 23 Oct 2014 11:21:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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