« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

A propos des élections législatives, Le Fpi répond à Alassane Ouattara

C’est apparemment un dialogue de sourds entre la Front populaire ivoirien et le pouvoir à propos des élections législatives prévues pour le 11 décembre. Interrogé par les journalistes en France, le chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara a déclaré qui a pris « un décret pour accroître le nombre de vice-présidents de la commission électorale indépendante (CEI) afin que le Fpi puisse y siéger ». Selon lui, cet acte devrait rassurer le parti de Laurent Gbagbo qu’il invite à mettre à profit la prorogation de la date de dépôt des candidatures pour s’engager dans le processus électoral.
Mais pour le Fpi, Alassane Ouattara est totalement à côté de la plaque. « Nous ne négocions pas notre droit », réagit M. Tapé Kipré qui soutient que dans le fonctionnement de la CEI, le pouvoir et l’opposition ont droit chacun à deux vice-présidences. Pour lui donc, il ne s’agit nullement pour le Fpi se satisfaire d’une vice-présidence à laquelle il a droit. M. Tapé indique que l’idée de base qui a présidé à la mise en place de la CEI, « c’est l’équilibre qui crée la confiance». Il rappelle que la première fois que cet équilibre a été rompu, c’est quand l’UDCY, la parti de Mel Théodore a rejoint le camp de Laurent Gbagbo. A cette époque l’opposition d’alors représentée par le RDR, le PDCI et leurs allés, avait crié fort et avait obtenu un rééquilibrage de la représentation des parties. « La CEI est un acquis démocratique de la Côte d’Ivoire, elle ne fait pas partie des victoires militaires », rappelle Tapé Kipré qui appelle le pouvoir et l’opposition à s’asseoir pour déterminer comment rétablir l’équilibre qui toujours prévalu. Il s’étonne d’ailleurs que M. Ouattara ne retienne qu’une affaire de vice-présidence de la foule de revendications déposées par le Fpi et ses alliés.

Augustin Kouyo in Notre Voie

Sat, 29 Oct 2011 02:20:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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