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Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Abdoulaye Wade : «il n’y a pas de désamours» avec Robert Bourgi

L’avocat français Robert Bourgi a évoqué dans la presse ce week-end des financements occultes de chefs d’Etats africains dont aurait bénéficié l’ancien président français Jacques Chirac. De nouvelles réactions à l’affaire se sont fait entendre ce mercredi 14 septembre 2011. Parmi elles, celles de plusieurs dirigeants africains, dont le président sénégalais, Abdoulaye Wade qui se trouvait à Paris à l’occasion de la remise du prix Félix Houphouët Boigny.

L’occasion était belle : la remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à l’Unesco. La cérémonie s’est déroulée quelques jours après le déballage de Robert Bourgi, ce conseiller de l’ombre de l’Elysée pour les affaires africaines qui a évoqué des mallettes de billets remises par des chefs d’Etat africains à l’ancien président français Jacques Chirac.

Une centaine de personnes, essentiellement issues des diasporas africaines, se sont rassemblées à proximité de l’Unesco pour manifester « contre la corruption » des gouvernements africains et pour dénoncer les réseaux opaques de la Françafrique. Bien gardés par des gendarmes mobiles, certains scandaient : « J’aime la France, j’aime l’Afrique, mais je n’aime pas la France-à-fric ». « A bas la Françafrique ! »

Pour le président sénégalais Abdoulaye Wade, dont le nom est cité par Robert Bourgi, « il n’y a pas de désamours ». « Robert Bourgi est toujours mon fils. Robert Bourgi est mon fils, il a appris son métier chez moi. Quand à l’autre, je ne réponds pas », a t-il déclaré.

L’Ivoirien Laurent Gbagbo, dont les rapports étaient pourtant exécrables avec le président Chirac, a également été cité par Robert Bourgi. Son successeur Alassane Ouattara, qui a longtemps été aux affaires avant de devenir président de la République, assure qu’il n’y a pas eu de valise qui circulait. « Je pense qu’il y a beaucoup de rumeurs, mais je n’ai aucun élément ».

Et c’est l’ONG argentine des Grands-mères de la place de Mai qui a été récompensée par le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l’Unesco. L’association de défense des droits de l’homme a été fondée par des proches de personnes disparues sous la dictature militaire en Argentine (1976-1983).

rfi.fr

Wed, 14 Sep 2011 22:07:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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