Arrêté, samedi dernier, Abel Naki, président du Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et panafricaine (Cri-panafricain), était détenu au commissariat du 8ème arrondissement de paris où les policiers français l’ont conduit après son arrestation. Aux dires des participants à la manifestation Kodjo rouge 3, joints par téléphone. Hier en début de soirée, ce patriote ivoirien, partisan du président Laurent Gbagbo, a été libéré. Son conseil, Maître Habiba Touré, s’est activé pour obtenir sa libération. Tout en saluant ce dénouement heureux, il faut condamner la sortie inacceptable d’Abel Naki lors de la manifestation Kodjo rouge 3 en faveur du président Gbagbo et du peuple ivoirien, victimes de la barbarie de la Françafrique. Lorsqu’il a prononcé des mots de soutien à l’endroit du terroriste Mohamed Merah, l’assassin de Toulouse. Laurent Gbagbo n’a pas de sang sur les
mains. Ni dans l’opposition où il a passé 30 ans, ni durant ses dix ans de pouvoir (octobre 2000- 11 avril 2011). D’ailleurs, il n’a jamais voulu accéder au pouvoir par la violence ou par les armes. On ne lui connaît aucune accointance avec une rébellion armée. Son crédo a toujours été et demeure les urnes et la démocratie. C’est pour cela, il constitue l’un des deux hommes d’État, les plus populaires et les plus aimés de la Côte d’Ivoire.Houphouët-Boigny étant l’autre. GBagbo est surtout le père du processus démocratique ivoirien. Il est donc inadmissible qu’un de ses partisans, si en colère soit-il, fasse l’apologie du crime. Qu’il soutienne un tueur d’enfants et d’innocents même s’il veut dénoncer la politique africaine scabreuse de Nicolas Sarkozy. Attention au dérapage !
Didier Depry in Notre Voie
didierdepri@yahoo.fr
NB: Le titre est de la rédaction