La Tabaski ou sacrifice du mouton, appelée également fête de l’Aïd Al-Adhâ ou Aïd El Kébir, qui sera célébrée en général par la communauté musulmane mondiale et celle d’Abengourou en particulier, ce mardi 15 octobre 2013 (10ème jour du mois de Zul-Hijja), est l’une des fêtes musulmanes les plus importantes. Cette fête de tradition musulmane commémore la soumission à Dieu d’Abraham, du père du monothéisme qui s’apprêtait à sacrifier son fils aîné (Ismaël) sur recommandation de Dieu.Elle a lieu deux mois dix jours après la fête du Ramadan. Le mois de Zul-Hijja fait partie des mois sacrés en Islam. C’est au cours de mois que s’effectue le cinquième pilier de l’Islam, autrement dit le pèlerinage à la Mecque. Il renferme également le meilleur jour de l’année qui est le jour d’Arafat.Parlant de l’historique de cette fête, les écritures relatent que le prophète Abraham qui avait reçu l’ordre de Allah, le Tout Puissant, par le biais d’un rêve, d’immoler son fils Ismaël pour le lui offrir en sacrifice. Comme Abraham était un fervent croyant qui avait une ferme et totale confiance en Dieu, il prit la ferme et diligente décision d’obéir à ce commandement et de s’exécuter. Cette soumission plut à Dieu qui lui envoya immédiatement un mouton par l’entremise de l’ange Gabriel pour le sacrifier au lieu et place de son fils qui fut ainsi délivré.
La célébration de cette fête vient marquer la fin du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.
Le jour de la fête de Tabaski, selon Oustaz Grambouté Souleymane, Imam de la mosquée d’Adaou (Abengourou), il est recommandé à tout musulman, homme ou femme, de condition libre et économiquement prêt d’immoler un mouton. Il a ensuite ajouté que les personnes qui sont en voyage peuvent égorger un mouton, mais ce n’est pas une obligation. Pour ceux qui ne sont pas en voyage, la majorité des savants disent que c’est une grande sunna (recommandé), mais ce n’est pas une obligation quand le fidèle ne dispose pas des moyens. Dans un Hadith, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : »Tout musulman qui dépense avec joie ses économies pour s’acquitter de cette tradition, et qui, ce faisant, achète un mouton digne de ce nom, sans aucun défaut, en ayant à l’esprit la seule face de Allah loin de tous actes ostentatoires, Dieu fera, le jour du jugement dernier, un long mur entre ce fidèle et l’enfer, et incha’Allah, il n’y entrera point ».Le mouton de sacrifice doit être partagé en trois parties : une partie pour le repas en famille, la seconde destinée à l’aumône et la dernière partie à offrir en cadeau aux amis et voisins. En outre, le jour de la fête, il est important de faire le »Tahlil » (Al hamdoulilahi) et le »Takbir » (Allahou Akbar). Dès l’aube, le musulman doit répéter ce »takbir » sans arrêt; dans la voiture, sur son engin à 2 roues ou à pied dans la rue. Il faut le dire tout doucement. Par ailleurs, il faut souligner que le jour de la fête est un moment indiqué pour rendre visite aux proches, parents, familles et amis. La fausse note dans cette fête, ce sont, chaque année, les grandes théories sans effet du Ministère du commerce et des organisations de défense des consommateurs relatives au prix exorbitant des moutons qui, malheureusement continue de flamber. Une fois encore, les musulmans sont livrés à eux-mêmes et à la cupidité des marchands de moutons. La carapace de la cherté de la vie est-elle insensible aux multiples coups de communiqués de ces structures de défense des consommateurs ? Affirmatif. A répondu ce chef de famille quelque peu désabusé face au coût de la bête qu’il tient désespérément par la corne au « garbal » (lieu de vente du bétail).
Une correspondance de Ismaël TOURÉ