« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Abengourou/ Le camp militaire attaqué, plusieurs blessés parmi les FRCI…

La base militaire d’Abengourou, comprenant les éléments du premier bataillon d’infanterie d’Akouédo a été attaquée dans la matinée du dimanche 05 Aout autour de 04h du matin. Aux alentours de 04 du matin, les populations riveraines de la principale base militaire sont réveillées par des tirs nourris. Selon plusieurs sources, l’attaque est partie de la sentinelle. Des éléments en poste en ce lieu sont approchés par deux individus qui les informent de ce que des individus non loin seraient aux prises. En fait, il s’agissait d’une tentative de distraction pour détourner leur l’attention de la garde. Ayant mordu à l’appât de l’hameçon en s’intéressant à l’information, d’autres individus non identifiés au nombre d’une quinzaine surgissent de la broussaille et tentent de pénétrer la base en l’absence des éléments qui assuraient la sentinelle. Cependant le plan des assaillants sera déjoué par d’autres militaires, dont certains s’apprêtaient à accomplir leur devoir religieux en ce mois de carême et dont la vigilance a permis de circonscrire l’avancée du camp ennemi, qui était au demeurant lourdement armée selon nos sources. Des échanges de tirs, il y en a eu suffisamment selon les populations riveraines. Si au moment où nous nous mettions sous presse, il n’y avait été enregistré dans les deux camps des pertes en vie humaine, plusieurs blessés ont été enregistrés du côté des FRCI.
Sur cette attaque, les autorités militaires, approchées ont refusé de s’ouvrir à la presse. Tout comme Fady Ouattara, préfet de région, préfet du département d’Abengourou joint au téléphone pour en savoir un peu plus sur cette attaque qui avait été fortement annoncée par des rumeurs ces derniers jours et qui avait occasionné la semaine dernière, la présence à Abengourou des agents des renseignements généraux, aux fins d’obtenir des informations fiables de la réalité des faits sur le terrain.
La police, la gendarmerie et les FRCI et l’ONUCI sont en alerte maximale dans la ville, tandis que les assaillants qui n’ont pu être identifiés, ni faits prionniers, demeurent dans la nature.

Ernest Famin, correspondant régional In L’ Intelligent d’Abidjan

Mon, 06 Aug 2012 15:34:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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