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Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Abidjan nie avoir voulu liquider des partisans de Gbagbo

Abidjan appelle le Comité de sanctions sur le Liberia, auteur du rapport, à «veiller à un meilleur choix» de ses experts et à «exiger d’eux davantage de professionnalisme et de rigueur», dans un communiqué signé par le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Amadou Gon Coulibaly.

«De telles accusations pourraient avoir des conséquences sur la coopération avec les différents comités de sanctions» onusiens, poursuit-il.

Dans le même document, Abidjan, qui dit «condamner les pratiques énoncées dans le rapport», explique avoir appris «avec indignation» «les allégations mensongères et irresponsables» qu’il contient.

Le gouvernement ivoirien, «un État de droit», «interpelle le Conseil de sécurité des Nations Unies sur les conséquences de telles accusations sur les excellentes relations entre la Côte d’Ivoire et ses voisins», indique son secrétaire général.

Selon le rapport de l’ONU, le gouvernement ghanéen a indiqué en juillet dernier aux experts chargés de surveiller l’application de sanctions internationales contre le Liberia qu’Abidjan avait «envoyé des agents ivoiriens dans le but d’assassiner ou de kidnapper des militants pro-Gbagbo réfugiés» au Ghana.

Les autorités ivoiriennes ont aussi soudoyé des mercenaires libériens pour les dissuader de mener des attaques contre la Côte d’Ivoire à partir du Liberia, indique le rapport.

«Les autorités ghanéennes affirment avoir fait échouer au moins deux de ces missions» au début 2013, et au moins un ancien partisan de Gbagbo, qui était rentré en Côte d’Ivoire, «a été enlevé et a disparu», ajoute le rapport.

La Côte d’Ivoire a connu d’intenses violences en 2010-2011 après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara.

Plus de 3000 personnes ont péri en quelques mois. Environ 300 000 Ivoiriens sont partis se réfugier dans les pays environnants, mais 220 000 d’entre eux sont revenus depuis lors, selon le HCR.

Laurent Gbagbo est détenu depuis deux ans à La Haye en attente d’être jugé par la Cour pénale internationale, qui l’accuse de crimes contre l’humanité commis durant la crise post-électorale de 2010-2011.

Lundi, le porte-parole du gouvernement Bruno Koné avait indiqué «ne pas accorder beaucoup de crédit» au rapport onusien, dont il avait souligné les «insuffisances». «Ce ne sont pas nos méthodes», avait-il relevé.

AFP

Wed, 04 Dec 2013 00:19:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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