« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Abobo/ Insécurité : Des tueurs en série sévissent

«Un autre corps est ici, venez voir!». C’est en ces termes qu’une petite fille d’à peine dix ans a alerté, ce vendredi matin, des riverains du quartier Allocodjro. Un groupe d’hommes est accouru sur les lieux où a été découvert le corps sans vie d’un inconnu d’environ trente ans. Les badauds ont même retourné le corps par curiosité pour l’identifier, avant l’arrivée des policiers, sans pouvoir reconnaître le défunt. «Tout cela est traumatisant pour les enfants. Chaque jour, on découvre un corps dans les rues. Vivement, que les autorités interviennent pour stopper ce phénomène», s’est lamenté la mère de la gamine qui a fait la découverte macabre. Si généralement, l’insécurité est courante dans les grandes agglomérations, la fréquence des meurtres commis à Abobo préoccupent les habitants de la commune. «Tous les corps examinés ces derniers jours (avant-hier, hier, et aujourd’hui) montrent que les tueurs font déplacer les victimes après les avoir tuées», a révélé un policier du 32eme arrondissement, qui n’a pas voulu en dire plus pour des motifs d’enquête. Concernant l’arme des tueurs, sans être trop bavard, un élément de l’unité de scène de crime de la police scientifique a indiqué que le couteau serait constamment utilisé. Du jeune homme tué deux jours auparavant, répondant aux initiales de DEA, à celui assassiné ce jour-là, en passant par le vendeur ambulant de café retrouvé mort, la veille autour du ‘’marché de nuit’’, avec des marques de couteau sur le corps, la liste des victimes est loin de s’estomper. Les populations apeurées ont cette question sur les lèvres : « Qui sont ces tueurs et pourquoi en veulent-ils à leurs victimes?». Face à ces crimes répétés, les regards sont tournés vers les ex-combattants. «Je pense que ce sont eux qui font ça. Ils ont été sommés de libérer les cités universitaires, alors ils peuvent agir ainsi pour espérer détourner l’attention des autorités à leur endroit.», a chargé Diakité, un habitant du quartier. Certains pensent qu’il faut plutôt voir du côté des ‘’microbes’’, ces adolescents qui commettent des meurtres par groupes organisées. Les forces de l’ordre sont appelées à la rescousse par les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.

G.M
In Le Sursaut

Mon, 18 May 2015 08:55:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

4 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.