L’adhésion massive des ivoiriens au boycott lancé par le FPI et le CNRD nous donne de bonnes raisons d’espérer sur l’issue favorable de notre combat. Nous osons croire que chacun a pu tirer objectivement les leçons de ce faible taux de participation jamais enregistré par une élection dans notre pays. Il est constant que dans la marche de l’humanité que chaque cause soit incarnée par un homme. Le Président Laurent GBAGBO incarne celle qui sous-tend le combat que nous menons. Notre liberté, notre dignité sont portées par lui et le peuple le lui rend bien aussi bien en Côte d’Ivoire que partout ailleurs. Il me semble opportun que chaque acteur de la vie politique de quelque bord qu’il se situe ait pu tirer leçon du message du peuple ivoirien. Le peuple a voulu tout simplement nous rappeler que le dialogue politique qui doit déboucher sur la réconciliation ne peut exclure en aucun cas le Président Laurent GBAGBO. Le peuple ivoirien a voulu également rappeler qu’il reste encore en attente des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Jaloux de ses prérogatives, le peuple a crié son indignation face à la communauté internationale qui l’a spolié avec violence de son droit de vote. La révolte silencieuse du peuple ce 11 décembre 2011 s’inscrit dans la mobilisation générale qui s’observe à travers le monde autour de la question essentielle de qui a gagné les élections présidentielles en Côte d’Ivoire Je voudrais à ce niveau de mes propos, au nom du Président GBAGBO remercier solennellement toutes ces nombreuses personnes qui se dressent chaque jours en Côte d’Ivoire, en Afrique, en Europe, en Amérique sans distinction de race pour soutenir le combat du Président Laurent GBAGBO. Je les invite à demeurer dans la posture du combattant permanent : »aller jusqu’au bout »,aller jusqu’à ce que justice soit rendue. Il est bon de savoir que le Président Laurent GBAGBO est en prison avec toutes les restrictions que cela comporte. Il faut se garder de se laisser endormir par la rhétorique selon laquelle, il est dans de bonnes conditions à la Haye. Les conditions sont aussi drastiques que partout ailleurs dans les prisons. Seule notre mobilisation reste le gage de la restauration de la dignité du Président Laurent GBAGBO qui est également la nôtre. Le coup d’Etat du 11 avril 2011 a été perçu comme onde de choc qui a impacté négativement la cohésion sociale. En effet sur le plan social le Président Laurent GBAGBO a posé les bases d’une intégration sociale solide. Cette intégration sociale s’est ressentie dans l’Administration et dans l’armée, les creusets de notre identité nationale. L’attachement du Président Laurent GBAGBO à la République a guidé son action sur le plan social Dans un pays coupé en deux, l’Etat sous le Président Laurent GBAGBO a respecté tous ses engagements vis-à-vis de ses citoyens sans distinction d’ethnie, de religion ou d’opinion politique. Vu sous cet angle, depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire fait des graves pas en arrière. La cohésion sociale s’est rompue. Les multiples licenciements qui ressemblent plus à des règlements de comptes politiques sont les derniers coups qui portent l’estocade à la famille déjà affaiblie par les emprisonnements arbitraires, l’exil forcé et la rétention illégale des moyens de subsistance par un Etat qui a tourné définitivement le dos au droit. Faut-il le rappeler, la famille constitue la fondation sur laquelle se construit la cohésion sociale. Les meurtres et les assassinats qui se perpétuent rapprochent malheureusement notre pays d’une déflagration sociale plus importante. C’est pour prévenir un chaos généralisé que nous devons nous battre pour sauver notre République et notre Nation en 2012. Nous ne pouvons les abandonner à l’aventure. Pour se faire, le débat politique doit s’ouvrir impérativement en Côte d’Ivoire. Un débat inclusif qui suppose l’élargissement de tous les détenus civils et militaires, le retour des exilés, la fin des tueries. Toujours au niveau social la fermeture prolongée de l’université place dans une situation stressante les étudiants et leurs parents notamment les plus démunis. Ce sont au total plusieurs dizaines de milliers d’étudiants issus de trois promotions de terminales qui s’interrogent sur leur avenir. L’école est devenue un droit censitaire là où le Président Laurent GBAGBO l’avait rendu gratuit. En décidant de maintenir l’université fermée contre tout bon sens, la République abandonne ses propres enfants et avec eux son propre avenir. La Côte d’Ivoire n’a jamais connu pareille situation de toute son Histoire. Deux raisons majeures expliquent le drame de l’université ivoirienne. La phobie ressentie par le Gouvernement de la contestation estudiantine inhérente à toute société démocratique, mais surtout son souci de se faire des économies. L’impact économique de la crise politique ivoirienne est multiforme. Sous le saupoudrage de quelques actions d’éclat se cache une véritable incapacité à tenir les engagements les plus élémentaires de l’Etat, malgré le retour à la politique de l’endettement exorbitant.
Le Président Laurent GBAGBO a donné au monde entier de découvrir le génie de la Côte d’Ivoire qui malgré une conjoncture des plus difficiles a entrepris une vaste politique de désendettement sans pour autant compromettre les engagements de l’Etat vis-à-vis des citoyens. Les Paysans ont eu droit à une juste rémunération du fruit de leur travail. Le kilogramme de cacao qui se négociait à 1200 f en 2010 est tombé à moins de 500 francs après le 11 avril 2011. . Les travailleurs du secteur public ont connu une amélioration de leur rémunération. Le budget arrêté par le Gouvernement AKE NGBO avait pris en compte l’amélioration du statut financier de plusieurs corps dont notamment les diplomates, les sages femmes etc pour un coût budgétaire de l’ordre de 14 milliards de francs CFA. Les grands travaux d’urgence de la ville d’Abidjan notamment l’échangeur du carrefour de la Riviera II et la jonction de la 7ème Tranche et de la 8ème Tranche des II plateaux financés par la Banque mondiale se poursuivraient avec la construction sur fonds propres du troisième pont. La poursuite des travaux du Pont reliant Jacqueville au continent et la fin des travaux de l’autoroute du nord témoignent de l’engagement du Président Laurent GBAGBO de construire son pays en mobilisant le maximum de ressources intérieures. La déclaration obligatoire des biens des ministres avant leur entrée en mission exigée par le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre AKE NGBO constitue une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et traduit la volonté du Président Laurent GBAGBO d’engager sans réserve la lutte contre la corruption
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes, la Côte d’Ivoire nous appelle. L’Afrique nous interroge et le monde entier nous regarde. Notre salut et notre destin sont plus que jamais dans nos mains. Nous avons le devoir devant notre propre Histoire de nous battre pour imposer le bon sens et la justice dans le débat politique en Côte d’Ivoire. Cela passe par la libération du Président Laurent GBAGBO et l’ouverture d’un vrai dialogue politique dans notre pays. C’est le minimum de considération que l’on doit aux électeurs ivoiriens qui ont réaffirmé leur choix du 28 novembre 2010 le 11 décembre dernier. Que la nouvelle année qui commence aide les nouveaux promoteurs de la démocratie à la baïonnette à comprendre que partout ailleurs dans le monde, seul le peuple souverain décide de son avenir en dehors de toute pression y compris celle des armes les plus puissantes. Le peuple ivoirien entend ne pas faire l’exception
Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous dans la paix vraie. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire
Pour le
Président Laurent GBAGBO,
le Ministre KONE Katinan Justin
Fri, 30 Dec 2011 21:13:00 +0100
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