« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Lu pour vous

Affaire Calixthe Beyala : Le coup de sang d’Alassane Dramane Ouattara

Parfois ou toujours, la haine est mauvaise conseillère, lorsqu’on est incapable de la retenir ou de jouer et faire preuve d’une once de finesse dans nos contacts humains. Grossièrement attaquée par le régime ivoirien actuel se basant non seulement sur des paraboles du vide déclinées en “prétendus émoluments” reçus par elle, sans la moindre preuve, en l’absence de résultats probants, Alassane Dramane Ouattara aurait piqué une crise de nerfs abyssale.

Par une enquête baclée sur les soi disant rapports d’argent qu’aurait entretenu l’écrivaine à succès Calixthe Beyala et l’ancien régime ivoirien de Laurent Gbagbo, le président a remonté les bretelles de ses collaborateurs et il n’est pas exclu que des têtes tombent. L’ ”état d’agitation aiguë dans lequel le roitelet ivoirien se serait retrouvé pour cette science thérapeutique fut, selon des sources concordantes, très spectaculaire. Il en perdrait même le sommeil, ce qui inquiète fortement son entourage.
Ce genre de réaction cache souvent une grande détresse. En effet, après avoir humilié la Côte d’Ivoire pour…..205 000 euros qu’il réclame à dame Beyala, il a ordonné au juge d’instruction d’Abidjan, de transmettre au ministère de la Justice une commission rogatoire destinée aux autorités judiciaires françaises aux fins d’inculpation de dame Calixthe Beyala, pour des faits de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux.
A voir comment cette daube est cousue de fil blanc, les autorités françaises, interloquées, étonnées, médusées, ahuries se sont demandées si les Ivoiriens étaient fous. Voila comment tout un peuple est sali à cause de l’irresponsabilité d’un homme. En réalité, de quoi s’agit-il ? Dame Beyala a effectivement un compte sur place à Abidjan, ce qui est légitime. Elle a le droit de l’utiliser à sa guise et pour son bon vouloir, sans en reférer à quiconque.
Quand on demande à ses collaborateurs de faire tout et n’importe quoi, on ne peut qu’aboutir à ce genre de résultats. L’humiliation est de taille, surtout que dès le début, Madame Beyala l’avait envoyé paître avec un cinglant “Je l’emmerde !” mais, certains, par leur haine de l’autre, ont abandonné la honte aux chiens. Et par conséquent, ils sont devenus au fil du temps, des bêtes à visage humain.

In CAMEROONVOICE

Wed, 11 Jul 2012 12:39:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

6 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

1 mois ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.