Déguerpissement dans les affrontements à Abobo
Le déguerpissement des commerçants occupant les environs de la mairie d’Abobo a tourné en affrontements. « De véritables scènes de guerre », rapporte Le Nouveau Courrier. Selon lui, il y eu a des tirs à balles réelles et de lacrymogènes, des pneus incendiés sur la chaussée, des commerces fermés. Face à l’hostilité des commerçants, ce sont 400 éléments des FRCI fortement armés qui ont été déployés. Une scène qui a fait dire au ministre Anne Ouloto de la Salubrité urbaine « qu’Abobo est une zone dangereuse ». Ces combats ont duré 4H, témoigne Nord-Sud Quotidien, pendant lesquelles les trois ministres qui pilotaient l’opération ont dû rester otages des manifestants. A l’en croire, ce sont les manifestants qui ont été les premiers à ouvrir le feu. Certains disaient « C’est nous qui avons fait la guerre. On ne partira pas d’ici ». Il avance que ce qui a rendu difficile le déguerpissement, c’est le fait que certains chefs militaires d’Abobo avaient leur business dans le désordre qui régnait. Malgré tout, le marché et les gares anarchiques ont été détruits. Ce qui a inspiré comme titre à Le Patriote « Anne Ouloto dompte Abobo », et écrit : « Ça y est. Longtemps annoncée, mais toujours repoussée…l’opération a débuté hier. A commune particulière, disposition particulière », pour expliquer la présence du ministre délégué auprès de la Défense. Et cela s’appelle, ajoute-il : « l’ordre à tout prix ». Pour Aujourd’hui, tous ces affrontements semblent sonner l’heure du chaos du régime Ouattara.
Echos de Sénégal Côte d’Ivoire
Après l’élimination du Sénégal par la Côte d’Ivoire, El Hadj Diouf, crache du feu, titre L’Intelligent d’Abidjan. En effet, l’international sénégalais a dit que « les cancres et les tocards n’obtiennent que ce qu’ils méritent ». Pour lui, si la fédération ne change pas de dirigeants, ce sera pire aux éliminatoires pour la coupe du monde. Quant à l’ambassadeur ivoirien au Sénégal, le général Edouard Kassaraté Tiapé, il affirmé dans L’Inter que les violences du stade n’étaient dirigées contre les Ivoiriens : « Il faut dire que les Sénégalais ne sont pas responsables. C’est un mouvement d’humeur de jeunes gens qui n’ont pu se contrôler et qui ont causé des dégâts qu’on ne souhaitait pas ». Selon lui, ce sont 70 Ivoiriens qui ont été blessés. Le gardien ivoirien Copa Barry a également raconté les violences. « On a eu peur pour nos vies, mais j’avais plus peur pour nos supporters », a-t-il confessé à Nord-Sud Quotidien. Cependant, il a indiqué qu’ils avaient été bien accueillis à leur arrivée à l’aéroport Dakar par les Sénégalais. Quant aux incidents, « on n’a vraiment pas vu les choses venir », a reconnu l’Eléphant footballeur.
César DJEDJE MEL in linfodrome.com
Tue, 16 Oct 2012 18:54:00 +0200
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