« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Affrontements à Abidjan, civils et ministres dans la danse

Attaques à Yopougon, Bonoua et Samo

A Yopougon, à Bonoua et Samo, il y a eu des tirs dans la nuit du dimanche à hier lundi. Le Nouveau Réveil inscrit cela dans la continuité des tentatives de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Mais il trouve ces attaques bizarres parce que, selon lui, des FRCI, des policiers et des gendarmes sont impliqués. En effet, un élément des FRCI a expliqué, concernant Bonoua et Samo, que des corps habillés ont été arrêtés mais il ignore s’ils ont pris part aux attaques. Aussi que les assaillants ont attaqué le commissariat et ont emporté des armes et munitions avant de prendre pour cible le camp des FRCI. Fraternité Matin explique c’est à 21H30, le dimanche, que les assaillants sont descendus au commissariat de Bonoua d’où ils ont emporté tout ce qu’ils pouvaient prendre (munitions, fusils AK 47 non fonctionnels, portables), après avoir enfermé les policiers de garde. Les combats ont fait un mort du côté des assaillants et plusieurs blessés, note-t-il. A Yopougon, c’est la centrale thermique d’Azito qui a été prise pour cible, dit L’Intelligent d’Abidjan. Elle a été frappée à la grenade et a perdu une des deux turbines à gaz. Suite à cela, sept personnes dont trois marins, deux policiers et deux gendarmes des forces de défense ont été interpellés. Ce qu’a confirmé le ministre délégué auprès du ministre de la Défense, tout le dénonçant. « Il y avait de vrais militaires, c’est cela le drame qu’il faut indiquer, à savoir qu’il y a des infiltrations et des implications », a dit Paul Koffi Koffi. Comme conséquence immédiate, « le commandant d’escadron de Yopougon sera relevé de ses fonctions parce qu’il y a eu manquement », a t-il ajouté. L’envoyé spécial de Soir Info à Bonoua raconte que les assaillants avaient pris quartier à leur arrivée dans un centre de formation où ils ont pris tout le personnel en otage. Selon le maître des lieux, ces derniers étaient arrivés à 18h30 munis de kalachnikovs, de RPG7, de grenades.

Déguerpissement dans les affrontements à Abobo

Le déguerpissement des commerçants occupant les environs de la mairie d’Abobo a tourné en affrontements. « De véritables scènes de guerre », rapporte Le Nouveau Courrier. Selon lui, il y eu a des tirs à balles réelles et de lacrymogènes, des pneus incendiés sur la chaussée, des commerces fermés. Face à l’hostilité des commerçants, ce sont 400 éléments des FRCI fortement armés qui ont été déployés. Une scène qui a fait dire au ministre Anne Ouloto de la Salubrité urbaine « qu’Abobo est une zone dangereuse ». Ces combats ont duré 4H, témoigne Nord-Sud Quotidien, pendant lesquelles les trois ministres qui pilotaient l’opération ont dû rester otages des manifestants. A l’en croire, ce sont les manifestants qui ont été les premiers à ouvrir le feu. Certains disaient « C’est nous qui avons fait la guerre. On ne partira pas d’ici ». Il avance que ce qui a rendu difficile le déguerpissement, c’est le fait que certains chefs militaires d’Abobo avaient leur business dans le désordre qui régnait. Malgré tout, le marché et les gares anarchiques ont été détruits. Ce qui a inspiré comme titre à Le Patriote « Anne Ouloto dompte Abobo », et écrit : « Ça y est. Longtemps annoncée, mais toujours repoussée…l’opération a débuté hier. A commune particulière, disposition particulière », pour expliquer la présence du ministre délégué auprès de la Défense. Et cela s’appelle, ajoute-il : « l’ordre à tout prix ». Pour Aujourd’hui, tous ces affrontements semblent sonner l’heure du chaos du régime Ouattara.

Echos de Sénégal Côte d’Ivoire

Après l’élimination du Sénégal par la Côte d’Ivoire, El Hadj Diouf, crache du feu, titre L’Intelligent d’Abidjan. En effet, l’international sénégalais a dit que « les cancres et les tocards n’obtiennent que ce qu’ils méritent ». Pour lui, si la fédération ne change pas de dirigeants, ce sera pire aux éliminatoires pour la coupe du monde. Quant à l’ambassadeur ivoirien au Sénégal, le général Edouard Kassaraté Tiapé, il affirmé dans L’Inter que les violences du stade n’étaient dirigées contre les Ivoiriens : « Il faut dire que les Sénégalais ne sont pas responsables. C’est un mouvement d’humeur de jeunes gens qui n’ont pu se contrôler et qui ont causé des dégâts qu’on ne souhaitait pas ». Selon lui, ce sont 70 Ivoiriens qui ont été blessés. Le gardien ivoirien Copa Barry a également raconté les violences. « On a eu peur pour nos vies, mais j’avais plus peur pour nos supporters », a-t-il confessé à Nord-Sud Quotidien. Cependant, il a indiqué qu’ils avaient été bien accueillis à leur arrivée à l’aéroport Dakar par les Sénégalais. Quant aux incidents, « on n’a vraiment pas vu les choses venir », a reconnu l’Eléphant footballeur.

César DJEDJE MEL in linfodrome.com

Tue, 16 Oct 2012 18:54:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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