« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Affrontements à l’arme lourde entre Frci / Agboville était en guerre samedi

La raison, ils étaient en mission pour déloger leurs frères d’arme qui occupent illégalement presque 99% des 50 complexes hôteliers du département. Les tirs ont duré, selon des témoins, jusqu’à 17 heures. Les rues et les marchés se sont vidés. Les boutiques ont fermé. La circulation s’est interrompue. Les populations se sont terrées chez elles pendant que les éléments des Frci faisaient le rodéo dans la ville. Après les tirs pour lesquels nous ne disposons pas encore de bilan officiel, les soldats d’Alassane Ouattara qui devraient être délogés des hôtels, ont simplement continué de les occuper comme si de rien n’était. Ce qui a fait dire aux populations de l’Agnéby que les soldats de Ouattara ont une fois de plus créer inutilement le désordre et le chaos dans leur localité.

Entre temps, à la cérémonie en l’honneur de Bictogo, reporté quatre fois avant de se tenir ce samedi, s’il n’y a pas eu d’incident majeur, elle est surtout passée inaperçue pour les populations du département qui n’y voyaient absolument aucun intérêt. Surtout que pour ce type de cérémonie dont les contours n’ont jamais été clairement définis, puisqu’on parlait tantôt de «cérémonie de bénédiction», tantôt de «cérémonie d’intronisation », les populations ont majoritairement rappelé que de tels événements n’ont jamais été organisés pour les ministres autochtones du département que sont Appetey Kouassi, Nicolas Kouandi Angba, Attey Kouassi, Abouo N’dory Raymond et Attey Phillipe.

Sous le couvert de l’anonymat, de nombreux chefs ont tout simplement soutenu que c’était une cérémonie d’hypocrisie qui consistait simplement à faire en sorte que les hommes en arme d’Alassane Ouattara dans le département, au nombre de 400, ne continuent pas de tuer les populations, de piller leurs biens, de commettre des viols, des braquages, d’emprisonner sans raison des personnes, de réclamer des rançons comme ils le font depuis mars 2011.

Fatou Cissé in Notre Voie

Tue, 26 Jul 2011 02:29:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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