Un natif du village du nom d’Agodio, instituteur de son état à Ouragahio et présentement en vacances dans ladite localité, revenait de sa plantation d’Hévéa sur son vélo, lorsqu’il a été confronté à des difficultés à la descente de la colline qui dévale jusque dans le village. Avec la dextérité de ses jambes pour l’immobilisation de son engin dont les freins ne tenaient plus, celui-ci réussit de justesse à éviter un élément des Frci sur sa trajectoire. Mais le soldat qui voit en cette attitude une défiance à son autorité assène un violent coup à l’indélicat cycliste. Ce dernier s’écroule.
Non satisfait, de la première correction infligée au maître, le soldat des Frci dont l’identité n’a pas été révélée et ses compagnons venus à sa rescousse se ruent sur Agodio et le battent à sang avant de l’abandonner dans la broussaille en bordure de route. Là où il avait fait sa chute.
De retour des champs, des femmes, découvrent le maître dans un état critique. Elles courent ameuter aussitôt les villageois. La réaction de ceux-ci ne se fait pas attendre, puisque dans les minutes qui suivent, ils se rassemblent devant la base des Frci dans le village pour protester contre le traitement de choc que venaient de faire subir les soldats à l’un des leurs. Les hommes en armes ne réagissent pas mais sollicitent du renfort en provenance de Gagnoa.
Dans la nuit du jeudi 29 septembre au vendredi 30 septembre 2011, pendant que les populations étaient dans les bras de Morphée, elles sont surprises par le commando des Frci qui détruit tout sur son passage. Toutes les maisons sont visitées. Pour les moins chanceux leurs gites sont partis enfumée. Le lendemain, alors que l’on croyait l’accalmie de mise,une autre tempête de violence oppose autochtones Lobi aux allogènes Bété. Cette fois, malheureusement, les exactions vont virer à de graves violations des droits humains. Le bilan est triste. Des filles violées, d’autres tailladées à la machette, qui garderont à jamais des séquelles de cette autre barbarie humaine.
Informé de la situation, le sous-préfet de Gnagbodougnoa, Tra Bi Koué Jean Brice (ndlr : résident à Gagnoa par faute de logement et de véhicule) soutenu par son homologue de Gagnoa ainsi que le commandant des Frci de la région du fromager, Lt Diomandé Vassézé se sont déportés prestement dans la localité pour apaiser les esprits. A l’heure ou nous mettions sous presse, la sous-préfecture était sous des Frci et les populations qui s’étaient réfugiées dans les broussailles, regagnaient peu à peu le village, comme l’a attesté le chef du village Gapka Joseph que nous avons rencontré en début d’après-midi hier vendredi 30 septembre 2011.
Venance KOKORA in L’inter
Région du Fromager
Sat, 01 Oct 2011 02:10:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.