« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Agression de KKB à Bonon / Depuis Issia, Djédjé Mady se prononce : ‘’Quand on n’a pas d’arguments, alors on a recours aux arguments du biceps’’

Quel est le sens de votre présence à la cérémonie de 7ème jour ?

Je suis venu, comme cela a été dit lors de la cérémonie, signifier ma compassion à Issia qui est en- deuillée par cette disparition brusque d’un de ses députés. Ce qui touche Issia touche également Saioua. J’ai donc des sentiments de compassion. C’est la douleur qui m’étreint de voir ce jeune médecin qui venait d’être élu député à l’Assemblée nationa- le, disparaître aussi précipitamment. Etant tous croyants, on ne peut que dire que c’est la volonté de Dieu. On vient donc soutenir. On vient conso- ler la famille d’une part et d’autre part la population d’Issia qui venait de porter son choix sur lui. On ne peut que les soutenir, les encoura- ger et leur dire que conformément aux dispositions légales, au moment venu, ils trouveront un remplaçant à leur député qui n’a pas pu siéger à l’Assemblée nationale.

Au moment où cette cérémonie se tient ici à Issia, les législatives partielles se déroulent dans 12 circonscriptions électorales du pays. En campagne, le président de la jeunesse de votre parti a été lynché le vendredi 24 février dernier à Bonon. Que vous inspire cette agression ?

J’ai déjà réagi à chaud. Mais, ma réaction est la même. C’est un compor- tement imbécile. Quand on veut être démocrate, la démocratie est à l’antipode de la violence. Chacun est libre de dire ce qu’il veut. Le peuple est plus mûr que le candidat. Il ap- partient au peuple d’apprécier et d’accorder son vote à qui il veut. Le peuple est mature. Et les gens qui veulent de la démocratie ne peuvent pas faire de brigandage. C’est des idiots. On ne peut pas dire autre chose. Quand on n’a pas d’arguments, alors on a recours aux arguments du biceps. On doit bannir cela en Côte d’Ivoire. En tout cas dans le monde politique. Je crois que l’expérience que nous avons vécue ne nous a pas servi. La démocratie sup- pose la liberté d’expression et la li- berté des candidatures.

Comment se porte le président KKB en ce moment ?

Je suis avec vous ici à Issia depuis hier (samedi 25 février 2012), pour ces funérailles. Je ne l’ai pas enco- re vu. C’est vous qui êtes chargé de nous informer, de nous situer sur son état actuel. On a échangé. Mais je ne l’ai pas encore vu. Ce que je sais, c’est qu’il est en vie.

Propos recueillis par MTT in L’Intelligent d’Abidjan

Mon, 27 Feb 2012 03:14:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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