Les accusations d’Amnesty, qui est soutenue par une ONG canadienne, le Groupe international de surveillance des libertés civiles, concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009 qui infligeait aux détenus, selon l’organisation, "la torture et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées". Elles reposent sur des documents publics, des documents américains obtenus grâce à la loi sur la liberté d’information, les mémoires de M. Bush et un rapport de la Croix-Rouge critiquant la "guerre contre le terrorisme" lancée par l’ancien président américain. Pendant sa présidence, relève encore Amnesty, M. Bush avait autorisé des "techniques renforcées d’interrogation", dont la simulation de noyade.
UNE VISITE EN SUISSE ANNULÉE EN FÉVRIER
"Le Canada est tenu par ses obligations internationales d’arrêter et de poursuivre en justice l’ancien président Bush, compte tenu de sa responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture", a déclaré Susan Lee, directrice d’Amnesty pour les Amériques. "Comme les autorités des Etats-Unis n’ont pas, jusqu’à présent, déféré en justice l’ancien président Bush, la communauté internationale doit intervenir. Si le Canada s’abstient d’agir pendant sa visite, cela constituera une violation de la convention des Nations unies contre la torture et sera une manifestation de mépris vis-à-vis des droits humains fondamentaux", a-t-elle poursuivi, selon un communiqué. Aucune réaction des autorités canadiennes n’avait pu être obtenue dans l’immédiat.
En février, M. Bush avait annulé une visite en Suisse, après que des appels similaires à son arrestation y avaient été lancés. Le secrétaire général de la branche canadienne d’Amnesty, Alex Neve, a déclaré mercredi que l’organisation poursuivrait son action auprès des gouvernements d’autres pays que l’ancien président envisagerait de visiter.
"Les tortionnaires doivent être poursuivis en justice et leurs crimes sont si flagrants que la responsabilité des poursuites incombe à toutes les nations", a-t-il dit. "On doit arrêter la torture. Poursuivre en justice les personnes coupables de torture est essentiel pour attendre cet objectif. C’est la loi… Et personne, y compris l’homme ayant été pendant huit ans président de la plus puissante nation du monde ne saurait être au-dessus de cette loi."
lemonde.fr
Thu, 13 Oct 2011 04:41:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.