« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Tribune

Appel du FPI au PDCI – Le FPI est-il dans l’opposition ou dans la résistance ? Répondez au peuple.

Notre peuple est empêtré dans une souffrance sans nom. Chaque jour qui passe, chaque nuit s’écoule voient des dizaines des nôtres en proie aux turpitudes d’un régime sanguinaire. Ce régime se trouve porté par une plateforme monstrueuse à deux têtes nommée rhdp. Malgré les brimades, les arrestations, les jugements extrajudiciaires, les exécutions sommaires et les emprisonnements dans des conditions déshumanisantes orchestrées par ce monstre, des militants et des sympathisants de la cause populaire s’organisent. Des milliers de femmes, des milliers d’hommes, des milliers de jeunes sont à l’œuvre pour forcer le destin au péril de leur vie et de celle de leurs proches. Ils insufflent de l’espoir aux plus désespérés d’entre eux en prenant des risques énormes. Ce grand mouvement s’opère tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Ceux qui ont l’honneur de porter la parole de ces combattants de la liberté doivent prendre la juste mesure de la responsabilité qui leur incombe. Les difficultés actuelles ne sauraient être prétexte à tout et à n’importe quoi qu’on puisse justifier à coups d’arguments fallacieux.
Ils n’ont pas le droit de succomber aux tentations des vieux démons. De fait, le premier devoir qui s’impose à eux est d’avoir un discours clair et net, facilement lisible de tout un chacun, d’avoir une logique et stratégique faite de cohérence sans ésotérisme. Le contexte actuel ne peut laisser de place aux décodeurs, à l’œil d’initié et à toute intellectualisation du combat.

Nous découvrons dans la presse un communiqué du FPI appelant le PDCI à :
« resserrons nos rangs pour faire barrage aux prédateurs ».
– Dans quel rang le FPI se trouve t-il être avec le PDCI ?
Depuis quand le FPI s’est mis en rang avec le PDCI ?
Qui sont les prédateurs en dehors desquels serait le PDCI dont il est question ?
– Le PDCI est-il actuellement hors de la prédation de notre pays ?

Nous découvrons dans la presse un communiqué du FPI appelant le PDCI à :
« Rassemblons-nous pour défendre la Nation en péril. »
– Qui sont les orchestrateurs du péril de la nation en dehors desquels serait le PDCI ?

Soyons un peu sérieux !

Le premier des devoirs qu’impose le contexte actuel à tout porteur de la voix du peuple est d’avoir un positionnement clair et surtout à rendre ce positionnement lisible à chacun, au plus profane d’entre nous. Notre histoire, si ce n’est d’ailleurs, notre actualité nous rappelle que toute alliance « attrape-tout » est dangereuse et n’est porteuse d’aucune perspective salvatrice.
Les ivoiriens souffrent trop pour supporter ce genre de bricolage politique. En Côte d’Ivoire les places de chaque acteur sont clairement identifiées aujourd’hui. C’est là un élément positif de la crise sur lequel nous devons nous appuyer pour libérer notre pays et repenser de nouvelles espérances. Chacun doit pleinement assumer ses responsabilités afin d’en finir une bonne fois pour toute avec les vieilles recettes qu’on s’empresse justifier à coups d’arguments éculés.
S’il est une question qui vaille la peine dans le contexte actuel et qui de fait doit éclairer la logique du parti c’est bien celle-là :
Le FPI est-il dans l’opposition ou dans la résistance ? Répondez au peuple.

Notre peuple est empêtré dans une souffrance sans nom. Chaque jour qui passe, chaque nuit s’écoule voient des dizaines des nôtres en proie aux turpitudes d’un régime sanguinaire. Ce régime se trouve porté par une plateforme monstrueuse à deux têtes nommée rhdp. Malgré les brimades, les arrestations, les jugements extrajudiciaires, les exécutions sommaires et les emprisonnements dans des conditions déshumanisantes orchestrées par ce monstre, des militants et des sympathisants de la cause populaire s’organisent. Des milliers de femmes, des milliers d’hommes, des milliers de jeunes sont à l’œuvre pour forcer le destin au péril de leur vie et de celle de leurs proches. Ils insufflent de l’espoir aux plus désespérés d’entre eux en prenant des risques énormes. Ce grand mouvement s’opère tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Ceux qui ont l’honneur de porter la parole de ces combattants de la liberté doivent prendre la juste mesure de la responsabilité qui leur incombe. Les difficultés actuelles ne sauraient être prétexte à tout et à n’importe quoi qu’on puisse justifier à coups d’arguments fallacieux. Ils n’ont pas le droit de succomber aux tentations des vieux démons. De fait, le premier devoir qui s’impose à eux est d’avoir un discours clair et net, facilement lisible de tout un chacun, d’avoir une logique et stratégique faite de cohérence sans ésotérisme. Le contexte actuel ne peut laisser de place aux décodeurs, à l’œil d’initié et à toute intellectualisation du combat. Nous découvrons dans la presse un communiqué du FPI appelant le PDCI à : « resserrons nos rangs pour faire barrage aux prédateurs ». – Dans quel rang le FPI se trouve t-il être avec le PDCI ? Depuis quand le FPI s’est mis en rang avec le PDCI ? Qui sont les prédateurs en dehors desquels serait le PDCI dont il est question ? – Le PDCI est-il actuellement hors de la prédation de notre pays ? Nous découvrons dans la presse un communiqué du FPI appelant le PDCI à : « Rassemblons-nous pour défendre la Nation en péril. » – Qui sont les orchestrateurs du péril de la nation en dehors desquels serait le PDCI ? Soyons un peu sérieux ! Le premier des devoirs qu’impose le contexte actuel à tout porteur de la voix du peuple est d’avoir un positionnement clair et surtout à rendre ce positionnement lisible à chacun, au plus profane d’entre nous. Notre histoire, si ce n’est d’ailleurs, notre actualité nous rappelle que toute alliance « attrape-tout » est dangereuse et n’est porteuse d’aucune perspective salvatrice. Les ivoiriens souffrent trop pour supporter ce genre de bricolage politique. En Côte d’Ivoire les places de chaque acteur sont clairement identifiées aujourd’hui. C’est là un élément positif de la crise sur lequel nous devons nous appuyer pour libérer notre pays et repenser de nouvelles espérances. Chacun doit pleinement assumer ses responsabilités afin d’en finir une bonne fois pour toute avec les vieilles recettes qu’on s’empresse justifier à coups d’arguments éculés. S’il est une question qui vaille la peine dans le contexte actuel et qui de fait doit éclairer la logique du parti c’est bien celle-là : Le FPI est-il dans l’opposition ou dans la résistance ? Répondez au peuple.

Kock Obhusu

Wed, 17 Apr 2013 08:47:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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