« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Après avoir installé Ouattara par la force : L’Onuci s’éternise et s’invente d’autres missions en Côte d’Ivoire

Visiblement, l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’entend pas mettre fin de sitôt au contrat juteux qui la lie à la France en Côte d’Ivoire. Cinq mois après le coup d’Etat qui a permis à Ouattara de s’installer au pouvoir, cette machine onusienne n’a pas encore fait connaître la date de son départ. Et bien que le Coréen Choi ait quitté la Côte d’Ivoire après avoir rempli sa mission de déstabilisation, il semble que l’Onuci, qui n’a plus rien à faire ici, n’envisage guère de quitter les bords de la Lagune Ebrié. On ne parle ni de la fin du mandat de cette opération, ni même de diminuer ses effectifs. Au contraire, l’Onuci s’est confortablement enracinée au Sebroko hôtel et au Golf hôtel pour profiter des douces joies d’Abidjan. Grassement entretenus à vagabonder sans but précis après avoir contribué à instaurer la dictature de Ouattara qui se montre reconnaissant, ces fonctionnaires internationaux et les soldats qui les accompagnent vagabondent et se prélassent inutilement dans le pays, au grand dam des Ivoiriens qui ne veulent plus les voir. Et, pour justifier leur présence en Côte d’Ivoire, ils se sont inventé d’autres missions. Celles, dit-on de «sécuriser les biens et les personnes» puis de «sécuriser les frontières nationales» pour évier la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. En ce qui concerne la protection des biens et des personnes on ne comprend pas que l’Onuci entende se substituer aux forces de police et de gendarmerie alors que Ouattara a décrété que le pays a retrouvé la normalité. Par ailleurs, où sont ces forces de sécurité onusiennes en Côte d’Ivoire lorsque les Frci volent, braquent cambriolent, violentent et assassinent impunément les populations chaque jour ? Pour ce qui est de la sécurité des frontière ivoiriennes, il nous emble que cette mission revient aux Fanci qui ont été officiellement réhabilitées par Ouattara, il y a peu. Quant à la sécurisation des élections prochaines, elle doit être toujours l’affaire des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes qui, nous a-t-on assurés, sont en train d’être redéployées définitivement sur toute l’étendue du territoire national. En fait, l’Onuci n’a plus sa raison d’être en Côte d’Ivoire, à partir du moment où, passé le coup d’Etat pour laquelle cette opération de l’Onu est arrivée, elle ne sert à rien, sinon qu’à continuer de payer des gens à ne rien faire, sur le dos du peuple ivoirien. Et certainement à assurer la protection du régime Ouattara pour lequel ses troupes constituent une sorte de milice privée. Mais pendant combien de temps encore cette Onuci s’accrochera-elle à la «crise ivoirienne» qui constitue son fonds de commerce ? A quand la résolution qui mettra fin à sa mission et qui débarrassera le pays de cette sangsue ? Vivement que les choses s’accélèrent.

K. K. M. in Le Temps

Wed, 14 Sep 2011 01:49:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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