Il avait les nerfs en pelote. Amani N’Guessan Michel n’a pu contenir son ire face à ce qui est arrivé, samedi 21 janvier 2012, pendant le meeting que le Front populaire ivoirien (Fpi), son parti, organisait à la place Ficgayo de Yopougon. Le Secrétaire général-adjoint du Fpi chargé de la défense et de la sécurité a explosé de colère quand la presse lui a tendu le micro juste après que des jeunes proches du pouvoir ont lancé des pierres aux partisans de Laurent Gbagbo. L’ex-ministre de la Défense a qualifié le dispositif sécuritaire de « léger, de très léger » et même d’«inexistant ». Pour lui, -il était le président du Comité d’organisation du meeting- il n’y a pas de doute qu’il y a eu une volonté d’empêcher le rassemblement des « frontistes ». « Ça été fait sciemment pour perturber effectivement le meeting », a-t-il estimé. Et Amani N’Guessan Michel de charger : « On est dans un pays complètement anti-démocratique. Nous ne sommes pas dans un Etat de droit ». A l’écouter, son parti ne saurait laisser les choses en l’Etat. « Mais, c’est une conquête. Nous allons conquérir la démocratie et l’Etat de droit », a martelé l’ancien ministre de l’Education nationale.
SYLLA A. in Soir Info
Mon, 23 Jan 2012 00:01:00 +0100
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