De Koumassi à Adjamé en passant par Treichville, le décor est le même. De nombreux magasins restent encore fermés. Au niveau de la circulation aussi, on ne se bouscule pas pour le moment.
«D’habitude, on rencontre deux à trois embouteillages au cours d’un voyage mais pour le moment la circulation est fluide. On roule tranquillement. Il n’y a pas de bouchons. On constate également qu’il n’y a pas d’affluence pour le moment », confie M Bassirou Bamba, chauffeur de Taxis-intercommunaux communément appelés « Wôro-Wôro » qui assurent la liaison Treichville-Adjamé.
Au niveau des stations, seuls quelques rares véhicules s’arrêtent pour s’approvisionner. A en croire M. Dolo Yacou, pompiste dans une station essence à Koumassi «le niveau de la clientèle est moyen pour le moment ». Et Yacou d’ironiser en ces termes « généralement après les fêtes certaines personnes stationnent leurs véhicules. Ils préfèrent emprunter les véhicules de transport en commun, le temps d’avoir une entrée d’argent pour mettre à nouveau leurs véhicules en marche ».
Même constat chez les travailleurs. « La reprise est timide. Certains agents n’ont pas encore repris le service», indique M. Méité Ladji, agent-comptable dans une société, au Plateau. Selon lui, cela est dû au fait que la fête est tombée en début de semaine.
Ainsi, non seulement les gens sont fatigués mais nombre de travailleurs sont rentrés en famille allés à l’intérieur du pays pour célébrer la fête de fin de l’année. Et M. Méité de renchérir « heureusement que les patrons comprennent. Ils savent que c’est la fête».
Mme Brégnon Christelle caissière dans une banque de la place ne fait pas le même constat. « Chez nous tout le monde est en place. La banque n’est pas comme une administration ordinaire où les gens peuvent s’absenter quand ils veulent », relève-t-elle.
C’est certainement la raison pour laquelle la rue des banques, au Plateau, est bondée de monde, ce jeudi matin.
M. Joseph M’Bra, un fonctionnaire, qui est dans un rang d’accès à une banque soutient qu’« après les fêtes beaucoup de personnes n’ont plus d’argent donc viennent pour se ravitailler, d’autres comme lui n’ont pu avoir leur argent avant les fêtes (les virements ne sont pas vite passés), or le mois de janvier est un mois difficile à traverser après les fêtes ».
Il convient donc de prendre des dispositions pour éviter la traversée du désert le mois de janvier.
Eugène YAO in FRATERNITE MATIN