« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Attaque de la région de Tai : La preuve de l’incapacité de Ouattara à assurer la sécurité des Ivoiriens

Le régime d’Alassane Ouattara peut-il vraiment assurer la sécurité des Ivoiriens ? C’est la question qui défile sur les lèvres depuis qu’il a pris le pouvoir. L’attaque de la région de Tai dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 février 2012 en ajoute à l’inquiétude de plus en plus légitime de tous ceux qui habitent ce pays ! Après la première attaque de cette même localité en septembre 2011, le gouvernement a fait croire que toutes les dispositions sécuritaires avaient été prises pour boucler la région. Alassane Ouattara, de retour d’un voyage qu’il avait effectué à ce propos au Libéria s’était voulu assez rassurant quant aux dispositions en question. Paul Koffi Koffi, son ministre délégué à la défense qui était à Tai après l’attaque du village de Zriglo, avait lui aussi dit la même chose. Il était même allé plus loin, en affirmant que de tels événements n’y allaient plus se reproduire parce que le gouvernement venait de créer un bataillon militaire sur place avec tous les moyens logistiques pour faire face aux éventuelles incursions des hommes en armes . Ce qui avait commencé par redonner espoir à tout le monde tant dans la région que sur le reste du territoire national. Parce que pour une fois, Ouattara et ses hommes venaient de prendre des mesures pour « endiguer » un fléau. Voilà malheureusement que cela sonne comme une arnaque visant à endormir les habitants. Arnaque que dénoncent aujourd’hui les cadres de Tai. « Il n’y a pas de bataillon militaire à Tai. C’est un petit contingent qui n’a même pas d’électricité dans son camp et qui travaille avec des lampes torches. Toutes les promesses qui ont été faites dans le sens de la sécurisation de Tai n’ont jamais été tenues », assène le député Déhé Paul, fils du département. Cette dénonciation est la traduction directe de l’incapacité du régime actuel à assurer la sécurité du peuple de Côte d’Ivoire. A l’analyse, cette nouvelle attaque peut s’interpréter comme un acte savamment orchestré par des gens qui veulent forcement voir la main des pro-Gbagbo derrière les agressions et autres actes criminels perpétrés sur d’honnêtes citoyens dans le pays. Quand un confrère proche du pouvoir, à sa Une d’hier, accuse des miliciens pro-Gbagbo et qu’à l’intérieur de l’article, il affirme le contraire en disant que les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés, il faut tout de suite comprendre le scénario ! Celui visant à préparer les esprits à la répression qu’on prépare contre d’innocentes personnes à qui on fait porter le chapeau de ses propres crimes. Cela est d’autant plus vrai que le régime, depuis un certains temps, ne fait que voir des complots partout. L’un de ses journaux n’accusait-il pas, récemment un officier de la gendarmerie actuellement en exil, de recruter des combattants à la frontière du Libéria ? Bien introduit dans le secret des dieux, le confrère en question avait déjà annoncé cette attaque en pointant du doigt les mêmes pro-Gbagbo. Alors qu’aucune enquête n’avait encore établit la culpabilité de qui que ce soit. Cet agissement montre qu’un réel danger plane sur la Côte d’Ivoire.

Nicole Bantchi in Aujourd’hui

Thu, 23 Feb 2012 15:29:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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