Sauveur. En fin d’après-midi les participants au sommet ont certes condamné le coup d’Etat. Une position de principe pour l’Union africaine, qui avait de la même façon condamné le ralliement des militaires aux manifestants lors de la chute de Blaise Compaoré, au Burkina Faso, en novembre. Sans pour autant réclamer le retour de ce dernier au pouvoir.
Mercredi après-midi, à Bujumbura, des négociations étaient déjà en cours entre militaires putschistes et loyalistes, tous d’accord pour «éviter de verser le sang des Burundais». Pierre Nkurunziza peut-il encore compter sur un dernier carré de fidèles ? Ou sur ses miliciens ? Il aura en tout cas commis l’erreur classique de quitter son pays en pleine crise. Son absence offrait la meilleure opportunité pour le mettre hors-jeu. En le destituant, le général Niyombare s’est posé en sauveur de «l’unité nationale» mais aussi en garant de «la reprise du processus électoral, dans un climat serein». Les putschistes n’entendent donc pas garder le pouvoir.
Wed, 13 May 2015 20:57:00 +0200
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