En effet, selon un prétendu avenant au protocole de règlement amiable et transactionnel du 11 février 2011 régissant le cadre et les obligations de chacune des parties, M. Adama Bictogo devait pour sa prétendue mission de bons offices percevoir 20% du montant résiduel de l’indemnisation. Ce qui fait 56. 400.000 Fcfa après que toutes les victimes eussent été indemnisées. C’est donc un prétendu droit circonstancié qui est conditionné à l’indemnisation complète et effective de toutes les 6.624 victimes. Or, il se trouve qu’à ce jour, officiellement 6.624 victimes concernées par ladite procédure sont toujours dans l’attente de leur indemnisation. Il s’agit donc purement et simplement d’un cas de détournement manifeste».
Charles Koffi ajoute que le même rapport d’enquête indique que Koné Cheick Oumar a détourné officiellement 2,6 milliards. «De fait, il a perçu 4 milliards de FCFA lui-même. Les autres retraits ont été effectués par ses employés et parents à son profit», accuse-t-il. Evidemment, ces individus politiques étant à l’intérieur du pouvoir d’Abidjan, Koffi Charles pense qu’ils sont intouchables. D’où le feuilleton judiciaire interminable encadré par des pressions de toute sorte sur les juges. «Sous M. Kouadio Simplice, alors procureur de la République, Mme Assi Dosso Juliette, juge du 1er cabinet d’instruction en charge de ladite procédure, avait été menacée à plusieurs reprises de communiquer le dossier vide au parquet, c’est-à-dire sans qu’elle n’eût auditionné les principaux présumés auteurs du détournement. Et le parquet allait se charger d’organiser un simulacre de procès au terme duquel MM. Adame Bictogo et Koné Cheick Oumar seraient exonérés de leur responsabilité pénale pour être uniquement condamnés sur le plan civil. Le Tribunal traine parce que les politiques actuels le souhaitent ainsi en faisant des pressions constantes dans ce sens», tranche-t-il. Avant d’ajouter que Koné Cheick Oumar qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis mai 2012 a finalement comparu le 17 Juin 2013 devant le 1er cabinet d’instruction. Mais, précise-t-il, ce fut une comparution planifiée sans qu’il n’eût été convoqué ce jour-là par la juge suscitée. Et que la juge était passée outre en l’obligeant à rembourser le montant à lui reproché. Ce qui évidemment l’avait obligé à remettre un chèque d’un milliard de FCfa en promettant solder le reliquat de fin juillet à fin septembre 2013.Contre toute attente, ce chèque serait un chèque sans provision et le compte sur lequel il devait être débité aurait été clôturé. De sources concordantes, ce serait la raison pour laquelle la juge du dossier a été affectée pour la rentrée judiciaire d’octobre prochain au Tribunal de Yopougon», dénonce-t-il. Pour le reste, il n’accorde aucun crédit à la propagande du régime qui annonce un audit des sites contaminés : «Ce n’est pas la première fois qu’il y a une telle annonce, sans suite. De plus, les sites contaminés sont longtemps connus de tous. Parler donc d’un audit de ces sites, c’est faire de la propagande. Mais, nous invitons le gouvernement à aller plus loin en ordonnant également un audit judicaire de notre indemnisation détournée par des individus sans foi ni loi».
Didier Kéi In Notre Voie
Tue, 01 Oct 2013 23:04:00 +0200
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