« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Avant le meeting de la JFpi, le 16 février : Damana Pickass écrit à Justin Koua et aux jeunes ivoiriens

Jeunes de Cote d’Ivoire, le meeting auquel vous appelle Koua Justin, Secrétaire National intérimaire de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI), aurait été une action banale, classique, normale dans un régime démocratique, mais vous savez mieux que moi, chers amis, que depuis le 11 avril 2011, la démocratie et l’état de droit ont rendu l’âme en Cote d’Ivoire et notre pays n’est plus en paix car son âme est permanemment torturée et martyrisée. Le régime de M. Ouattara empêche la différence de s’exprimer en réprimant systématiquement et avec une violence digne des époques hitlériennes, les rassemblements du FPI (Yopougon Ficgayo, Port Bouet, Bonoua, Koumassi campement et j’en passe), c’est pourquoi le rassemblement de ce Samedi 16 Février à la place CP1 revêt une toute autre signification : il s’agit de sauver la démocratie et au delà, exiger qu’il soit restitue sa liberté à Laurent GBAGBO, notre leader charismatique et le symbole de notre révolution.

A vous chers camarades militants et militantes, vous connaissez tous très bien notre philosophie de la politique et de la conquête du pouvoir, c’est la voie pacifique. Dès cet instant, la restauration de la démocratie et de l’état de droit devient pour nous une exigence non négociable que nous devons obtenir vaille que vaille.

C’est donc l’heure du combat

La Cote d’Ivoire balafrée, déchirée et défigurée crie au secours en tournant son regard vers toute sa jeunesse.
La démocratie et les libertés publiques prisent en otage ou étouffées attendent de vous une réaction appropriée et salvatrice.
Le président Laurent GBAGBO injustement détenu à la Haye demande de vous une mobilisation extraordinaire des grands jours.

Le 16 Février, c’est le 16 Février !

Vous démontrerez par votre participation massive, gigantesque et disciplinée à ce meeting que Laurent GBAGBO, dans cette adversité, n’est pas seul.
Vous prouverez en envahissant la place CP1 à Yopougon que Laurent GBAGBO est toujours présent dans vos cœurs et que seule sa libération donnera une chance à la réconciliation vraie en Cote d’Ivoire.
La place CP1 doit donc rythmer et vibrer à la libération de Laurent GBAGBO dont l’arrestation et la déportation auront été une grande faute préjudiciable à la Cote d’Ivoire.
A toi camarade Koua Justin, je voudrais particulièrement exprimer toute mon admiration et ma fierté pour l’extraordinaire démonstration de conviction, de courage et de détermination dont tu fais montre en ces moments décisifs et incertains de la vie de notre pays. Merci pour ce volontarisme patriotique sans calculs, merci pour cet engagement franc et sincère, merci pour ton audace.
Tu démontres à travers cette attitude de droiture qu’il ne faut pas désespérer de la jeunesse Ivoirienne au sein de laquelle existe des valeurs et des talents, qui lorsque l’occasion leur ai donnée de s’exprimer, assument la mission avec beaucoup d’exemplarité et de satisfactions.

Nous avions tous eu peur pour la JFPI car il n’est pas du tout aisé de remplacer le tribun et grand harangueur des foules, Konaté Navigué Paul, son secrétaire National en exil. Mais dans un contexte particulièrement difficile, de répression extrême tu l’as fait et tellement bien fait que nous nous sommes d’avantages convaincus que nul n’est irremplaçable, encore moins indispensable dans ce combat.
Le bouillant Mamadou Koulibaly n’a-t-il pas été remplacé et le FPI ne continue t-il pas avec Miaka Oureto sa marche victorieuse ?
Le régime de M. Ouattara peut donc nous traquer, nous arrêter et emprisonner, voir même nous assassiner, il s’en trouvera toujours en notre sein des personnes de convictions comme toi à même de poursuivre la lutte et de la conduire jusqu’à la victoire totale.
A vous dignes et courageux camarades membres du Bureau Exécutif National de la JFPI, que puis-je dire d’autre à votre endroit, sinon de continuer de jouer votre rôle, de remplir votre mission, de toujours mener avec votre chef, le dur mais nécessaire et inévitable combat pour la réinstauration de la démocratie, des libertés et de l’état de droit dans notre pays. Vous qui êtes la carapace indestructible du FPI, vous avez toute ma fierté et mon respect.
Tres chers camarades secrétaires généraux des fédérations, continuez de battre jour et nuit le pavé pour maintenir le FPI debout, de constituer la substance de la JFPI, et d’être les fantassins de notre parti et les lieutenants de la JFPI. Le combat vous appel, la mission vous réclame, je vous engage à redoubler d’efforts et d’ingéniosités, toute la Cote d’Ivoire et plus, vous a en admiration et loue votre engagement sans failles.

A vous camarades militantes et militants de La JFPI et au delà toute la jeunesse Ivoirienne, l’heure de l’action a sonnée, le temps de la responsabilité est arrivé, la trompette qui invite au combat va retentir très tôt ce Samedi 16 matin et nul n’a le droit de manquer à l’appel. Vous démontrerez par ce déferlement humain sans précédent à ce meeting votre réengagement dans la lutte pour les libertés.
Femmes, hommes, jeunes, adultes, vieillards, tous à la place CP1 pour la libération de Laurent GBAGBO pour le triomphe de l’état de droit, pour la réconciliation vraie en Cote d’Ivoire.
Vive Laurent GBAGBO, vive la démocratie, Vive la Côte d’Ivoire.
Dans la détermination, la dignité, la solidarité et la crainte de DIEU nous triompherons.

Que DIEU inspire ceux qui ont la décision.
Damana Adia Pickass.
Ancien Secrétaire National de la JFPI
Conseiller du président Pascal Affi N’Guessan
Président de la COPIE (Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil) Exile politique

Wed, 13 Feb 2013 05:05:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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