N.V: S’agit-il de renouer avec le parti socialiste ?
S.M.O : Au-delà de nos alliés socialistes, nous voulons bien rencontrer et échanger avec les plus hautes autorités de la France.
N.V : Il se raconte que vous allez chercher de l’argent…
S.M.O.: De l’argent en France ? Je ne crois pas que j’aie de l’argent au compte d’opération en France. Non, non ! Miaka ne va pas chercher de l’argent en France. Il va chercher, comme je l’ai dit, la paix en France. C’est-à-dire échanger avec les autorités françaises si elles veulent bien nous faire l’honneur de nous recevoir. Nous allons en France pour échanger avec des amis pour avoir leurs conseils et voir comment apporter notre contribution à la paix et à la réconciliation.
N.V : Allez-vous également essayer de régler les conflits entre vos militants de l’hexagone ?
S.M.O: Bien évidemment, lorsque nous arriverons en France, en tant que premier responsable du parti, il nous revient de régler tous les problèmes qui se posent entre nos militants.
N.V.: Certains craignent déjà d’être écartés au profit de nouvelles têtes…
S.M.O: Non, vous savez, nos camarades qui sont à l’extérieur ont abattu et continuent d’abattre un travail énorme depuis que nous vivons cette crise. Il est, par conséquent, de notre devoir de reconnaître leur mérite, de les saluer et de les encourager. Cela dit, toute organisation humaine ayant toujours des imperfections, c’est tout à fait normal que nos camarades qui vivent en France entretiennent de petites querelles. Si tel était le cas, alors nous avons le devoir de les concilier et d’aplanir ces mésententes pour le bien de notre famille politique. C’est pour vous dire que nous n’allons pas en mission pour remplacer quelqu’un.
N.V.: Quelle est la durée de votre séjour ?
S.M.O. : Officiellement notre mission va durer 10 jours.
N.V.: Peut-on avoir une idée de la délégation que vous conduisez ?
S.M.O.: C’est une délégation au plus haut niveau de la direction du parti. Une première mission préparatoire est déjà en France depuis quelques jours. Je pars ce soir avec la secrétaire générale-adjointe Bamba Masséni. Le ministre Michel Amani N’Guessan, troisième vice-président, le professeur Dédy Séri (SGA) et Séry Gouagnon (SN chargé des Libertés publiques) suivront. Comme vous le voyez, c’est une mission importante pour le Parti.
N.V.: La presse a récemment révélé que le Fpi serait sur le point d’entrer au gouvernement ; on a même dit que les Fpi est aux portes du gouvernement. Qu’en est-il ?
S.M.O: Le Fpi aux portes du gouvernement ? C’est vous qui me l’apprenez. Vous savez, vous autres de la presse, vous aimez faire trop de spéculations. Non, le Fpi n’est pas aux portes du gouvernement. Vous savez que les échanges entre l’opposition et le gouvernement n’ont pas encore commencé. Donc l’entrée au gouvernement n’est pas à l’ordre du jour à notre niveau. Le Président GBAGBO a été renversé. Ce jour-là, le FPI a perdu le pouvoir. Nous nous réorganisons pour reconquérir démocratiquement le pouvoir.
Interview réalisée par Benjamin Koré in Notre Voie
Mon, 12 Nov 2012 12:30:00 +0100
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