« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Bataille de succession: Ouattara prend position dans la guerre Soro-Hamed Bakayoko Un émissaire de Compaoré en pompier

Ces deux figures de proue du régime Ouattara – c’est un secret de polichinelle- se livrent une guerre de succession dans la perspective de l’après-Ouattara. Les deux protagonistes rivalisent en effet d’ingéniosité pour taper dans l’oeil du « père » Ouattara en multipliant des actions tapageuses susceptibles de leur permettre d’avoir de la cote auprès de celui-ci.

Quand Guillaume Soro communique abondamment sur les audiences qu’il accorde à Abidjan, dans le cadre de sa fonction de président du Parlement, ou celles qui lui sont accordées lors de ses missions à l’extérieur, Hamed Bakayoko, lui, saisit la moindre occasion pour gloser sur ses initiatives en vue d’assurer la sécurité du pays. Chacun d’eux essaie par ailleurs d’enrôler dans son camp ses « lieutenants »dans la grande famille du Rdr. Une guerre de positionnement qui n’échappe guère au président Alassane Ouattara, lequel a décidé d’y mettre fin.

En effet, Ouattara semble exaspérer d’assister à cette guerre de succession, alors qu’il n’est qu’à mi-parcours de son mandat. Aussi a-t-il décidé de siffler la fin de la récréation en recourant aux bons officies d’un conseiller spécial de Blaise Compaoré, en la personne de Moustapha Ould Limam Chafi. A en croire La Lettre du Continent, qui rapporte l’information dans sa toute dernière édition, le chef de l’Etat a sollicité cet homme très influent dans l’entourage de Blaise Compaoré, pour qu’il mette fin à la guéguerre entre les deux « éléphants » du régime Ouattara. Après avoir recouru à l’architecte Pierre Fakhoury, le président de la République a choisi d’abattre son joker en misant sur Moustapha Chafi.

Selon le confrère, celui-ci a séjourné à Abidjan le mois dernier en vue de rencontrer les deux frères ennemis. S’il parvient à mettre fin à la bruyante rivalité à laquelle se livrent ces successeurs putatifs d’Alassane Ouattara à la tête du Rassemblement des républicains(Rdr), il enlèvera, pour sûr, une épine des pieds du chef de l’Etat, qui n’a que trop de soucis en ce moment. Confronté aux attaques armées sporadiques d’un mystérieux commando depuis son accession au pouvoir et plus récemment, aux mouvements d’humeur de son allié du Pdci, il aurait bien aimé se passer du stress de la guerre entre Guillaume Soro et Hamed Bakayoko.

Assane NIADA in L’Inter

Sat, 09 Mar 2013 04:26:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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