«Cette action que nous menons ce jour est le début d’une vaste opération de mobilisation des victimes et de leurs parents longtemps restés silencieux dans la dignité.»
Car selon lui,
«Le procès de M. Gbagbo est égal à une paix durable en Côte d’Ivoire. Les escadrons de la mort ont tué durant les six mois du blocus. Les mercenaires libériens ont massacré à Mamie Faitai et Andokoi. S.O.S. Pour nos mamans victimes d’Abobo. Cpi où est ta crédibilité ?»
Après avoir dit ça, on s’étonne que le parrain des soi-disant victimes, se soit dégonflé au moment où la Cour pénale internationale elle-même est venue chercher des victimes avec de vraies preuves en Côte d’Ivoire, afin de confirmer les charges contre le Président Gbagbo. L’on est qu’en juillet, mais déjà Alphonse Soro a rangé ses pancartes et mis ses protestataires en congé. Curieux ! Mais on le comprend.
Les observateurs de la scène politique ivoirienne s’accordent à dire qu’Alphonse Soro n’a pas présenté son cirque à Fatou Bensouda pour plusieurs raisons. Il n’y a pas de victimes au sens où Fatou Bensouda les cherche pour espérer coincer le Président Gbagbo. Il a plutôt une bande d’amis ou des désœuvrés qui font du bruit pour amuser la galerie et justifier les miettes qu’il leur distribue. Or Bensouda recherche de vraies preuves, donc de vraies victimes qui ne viennent pas la mettre en difficulté devant Me Altit et son équipe avec des slogans, encore moins des coupures de journaux ou des vidéos fantaisistes. Comme ce fut déjà le cas. Ce qu’elle attend du parrain des soi-disant victimes c’est plutôt des preuves tangibles qui tranchent avec l’existant qui lui n’a pas résisté aux démonstrations de la Défense. C’est ce qui a «tué» Alphonse Soro et ses victimes. Rien de ce que recherche Bensouda n’est à leur portée. Non seulement ils ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Mais aussi, c’est pour des billets de banque, que parfois Alphonse Soro a eu du mal à leur payer après avoir brandi des pancartes hostiles au Président Gbagbo, que ces «victimes» ont tourné le dos. Dès lors, le député défenseur des causes illicites ne pouvait que rentrer dans les rangs. Il a sagement choisi entre la grande et la petite honte.
B.T in
LG Info
Tue, 23 Jul 2013 17:03:00 +0200
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