« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Lu pour vous

Brigade de gendarmerie de Vridi-Cité: Comment les assaillants ont opéré 3 morts

La commune de Port-Bouët, au sud d’Abidjan, a vécu des moments difficiles dans la nuit du jeudi 20 septembre 2002.
En effet, la brigade de gendarmerie de Vridi-Cité (Port-Bouët) a été la cible d’individus armés non identifiés qui y ont semé la terreur, cette nuit-là. Sans faire de mort, ni de blessé à ce poste de la gendarmerie, ils ont plutôt choisi d’emporter des armes qui y étaient soigneusement gardées. Mais comment ont-ils opéré ? Les assaillants sont arrivés peu avant 20 heures. « Il était précisément 19h 45 », croit savoir une source au sein de la maréchaussée. Ils étaient arrivés à bord d’un taxi qui avait, semble-t-il, été braqué.

Deux hommes en tenue civile ont alors pénétré dans la brigade de gendarmerie et se sont fait passer pour des plaignants, pendant que d’autres, en tenue militaire, montaient la garde dehors. Le planton, entre-temps, a demandé à ses deux visiteurs de patienter sur un siège tout près de lui, le temps pour lui d’achever un travail qu’il avait déjà commencé. Mais, le gendarme de garde n’eut pas le temps de faire entendre raison qu’il est tenu en respect ainsi que quelques agents encore présents à leurs postes, par les agresseurs. « Couchez-vous ! », ont-ils intimé en brandissant leurs armes, avant de se diriger vers le local où sont stockées les armes.

Le 33e arrondissement et le corridor pris d’assaut

Ils ont emporté 9 kalachnikovs. Après leurs « emplettes », les assaillants, selon des témoins, ont pris la direction de Port-Bouët Centre. Dans leur fuite, ils ont braqué un véhicule 4×4 appartenant à Kotou Pascal, comptable de son état, avant de se heurter à des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui avaient été alertées. Le taxi à bord duquel ils étaient a été maîtrisé et des armes ont été récupérées. Il faut noter qu’au même moment, cette nuit-là, le commissariat du 33e arrondissement de police a été attaqué quand le corridor de Gonzagueville, toujours dans la commune de Port-Bouët, subissait l’assaut des assaillants dont un a été tué. Ali Soumahoro, soldat Frci de 2e classe revenant de Bassam s’est retrouvé nez à nez avec les agresseurs qui lui ont ôté la vie. Par ailleurs, un civil est mort après avoir reçu une balle perdue.

A. BOUABRE in Soir Info

Sat, 22 Sep 2012 02:35:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

4 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.