La seconde, avec à sa tête le comédien Gabriel Zahon, a réfléchi sur le « Rôle et l’implication des populations (Titulaires de droits, utilisateurs d’œuvre de l’esprit, consommateurs…) dans la lutte contre le piratage». Au terme de deux jours d’intenses réflexions, rythmées par des débats denses, ils ont ébauché quelques pistes de solution. On retiendra entre autres qu’ils exigent des sanctions fermes et sévères à l’encontre des pirates, avec à la clé le vote d’une loi plus coercitive, érigeant le piratage des œuvres de l’esprit au rang de crime économique. Ils veulent surtout que les œuvres contrefaites soient considérées comme des produits frauduleux. Ils demandent aussi que la Brigade culturelle chargée de la lutte contre la piraterie soit désormais sous la double tutelle du ministère de la Culture et de la Francophonie et de celui de l’Intérieur et de la Sécurité. Ils préconisent également une sensibilisation accrue des consommateurs afin qu’ils sachent faire la différence entre le vrai et le faux. Bien d’autres recommandations ont été faites. « Les rapports des deux commissions seront dépoussiérées par un comité qui sera mis en place. Et le résultat sera confiné dans un livre blanc. Nous allons trouver un créneau pour le remettre soit au Premier ministre, soit au Président de la République », a fait savoir Mme Vieira à l’issue des plénières, samedi en fin d’après-midi.
Avant les travaux en commissions, l’atelier avait débuté par des conférences-débats. Notamment un panel portant sur le thème « Etat des lieux de la lutte contre le piratage des œuvres de l’esprit en Côte d’Ivoire», co-animé, à travers divers sous-thèmes, par trois experts, Norbert Etranny, Ancien Directeur Général du Burida et Consultant en Gestion Collective du Droit d’Auteur, Koffi Kévin, consultant en propriété intellectuelle et le Commissaire de Police, Idrissa Diarrassouba, chef de la Brigade de lutte contre la fraude et le piratage des œuvres culturelles. En plus du panel, on note deux autres communications. Enseignant à l’Université Félix Houphouët-Boigny et Directeur Juridique au ministère de la Poste et des TIC, Dr Héraclès Assoko a identifié les acteurs et défini les niveaux de responsabilité dans le piratage des réseaux numériques. Quand, M. Serge Akpatou, DESS en Droit de la Propriété Intellectuelle et Directeur des Affaires Juridiques du Burida, s’interrogeait si le consommateur ivoirien est-il un complice ou une victime du piratage des produits culturels.
Y. Sangaré in Le Patriote
Thu, 17 Jan 2013 00:43:00 +0100
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