« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Buyo Drame Il égorge la fillette de 7 ans de ses voisins et fait trois blessés

La population de « V6 », village de la sous-préfecture de Buyo, est encore sous le choc du drame qui s’y est produit dans la nuit du vendredi 20 juillet 2012.
Le nommé Coulibaly Moussa, ressortissant malien de 34 ans, manœuvre agricole, a égorgé la petite Sangaré Mariam, âgée seulement de 7 ans, avant de blesser trois autres personnes. Mais qu’est-ce qui a bien pu déclencher cette folie meurtrière ? On ne peut malheureusement pas en donner de justifications pour l’heure.

Selon des renseignements, le jour des faits, Coulibaly Moussa qui habite une cour commune avec des compatriotes, sort de son logis et discrètement empoigne la môme dont les parents sont ses voisins. Il conduit la fillette à l’arrière de la cour. Et c’est là, tout d’un coup, que les cris de l’enfant se font entendre. Les parents de la pauvre et des voisins accourent pour voir ce qui se passe. Trop tard. Ils découvrent le manœuvre agricole tenant un couteau ensanglanté. Et la petite fille sans vie. Egorgée comme un mouton.

Le forcené se rue également sur toute personne tentant de le neutraliser et en blesse trois avec son arme. Des cris fusent. Et bientôt, tout le village est en ébullition. Au milieu de la foule, le cadavre de l’enfant atrocement tué et le meurtrier, se faisant toujours menaçant. Les cris des villageois alertent alors les éléments des Frci conduits par les adjudants Sylla Amos et Traoré Ousmane. Ces derniers, en mission dans le village, se déportent sur les lieux. Ils prennent rapidement connaissance de ce qui se passe et tentent de désarmer le tueur. Impossible vraisemblablement. Coulibaly Moussa est comme une panthère blessée.

Alors, les soldats recourent aux grands moyens, en brisant les jambes au criminel à l’aide d’armes à feu. Puis enfin, ils lui arrachent son couteau. En attendant de répondre de son acte devant les juridictions compétentes, Coulibaly Moussa est conduit à l’hôpital de Buyo pour des soins. Et les forces de l’ordre l’y tiennent à l’œil. Dans le village, c’est encore le choc et l’on veut bien comprendre les motivations de l’acte du manœuvre agricole, qui pourtant, a toujours été considéré comme un homme sans histoire.

Kevin BAKOU in Soir Info

( A Buyo)

Sat, 28 Jul 2012 00:22:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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