« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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CAN 2013/ Violences à Dakar: Le président de la Fédération accuse El Hadji Diouf

Me Augustin Senghor, président de la Fédération, tient lui, clairement El Hadji Diouf pour principal responsable de ces violences. « Certaines personnes étaient venues au stade pour créer des troubles. Le cortège des Lions a été bloqué à l’Hôtel Radisson par celui d’El Hadji Diouf. Les incidents ont été organisés délibérément pour nuire à la Fédération », a-t-il précisé. Réputé pour ses sorties médiatiques virulentes, El Hadji Diouf a récidivé après l’élimination houleuse du Sénégal face à la Côte d’Ivoire (2-0, match arrêté à la 73eme minute), le samedi 13 octobre à Dakar.

Le joueur de Leeds s’en est une nouvelle fois pris à la fédération sénégalaise (FSF) et au sélectionneur des Lions de la Téranga, dans des termes très injurieux. « Ce sont des tocards. Ils sont en train de tuer le football sénégalais à petit feu et les gens ne veulent pas s’en rendre compte, fustige l’ancien attaquant-vedette de la sélection, dans les colonnes du quotidien local, Stade. Ces dirigeants sont des cancres, ils ont d’énormes insuffisances. L’équipe nationale est devenue un vaste business. Ils l’ont transformée en centre de formation pour vendre des joueurs. Ce n’est pas une cour de récréation ou une équipe de Navétane (équipe de tournois de quartiers) et jusqu’à présent, nos dirigeants ne veulent pas comprendre ça», a-t-il martelé.

Le bad boy du football sénégalais a également cisaillé le sélectionneur Joseph Koto, nommé en juillet dernier : « Il n’est même pas bon à entraîner une équipe de quartier. En fait, lui il n’est là que pour la figuration, l’équipe, ce sont d’autres personnes qui la font. » El Hadji Diouf avait été sanctionné cinq ans par la FSF, suite à ses propos agressifs contre l’ancien sélectionneur Amara Traore et sur la Fédération sénégalaise en juillet 2011, mais la Fédération était revenue sur sa décision après la défaite en Côte d’Ivoire, lors du match aller (4-2). Mais Joseph Koto n’a pas jugé utile de le convoquer pour le match retour du 13 octobre à Dakar, qui a viré à l’émeute.

A CAMARA in L’Inter

Wed, 17 Oct 2012 11:41:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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