« La France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines. Cette opération sera rapide, n’a pas vocation à durer. J’en rendrai compte régulièrement aux Français », a promis François Hollande, à propos de l’opération militaire Sangaris en RCA, qui devrait durer six mois, et que le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qualifie de « ponctuelle et ciblée ».
« APPEL AU SECOURS »
« Vu l’urgence, j’ai décidé d’agir dès ce soir », a annoncé jeudi le président de la République. « Déjà 600 militaires sont déployés. (…) Cet effectif sera doublé d’ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures. »
Dans son discours, François Hollande a justifié cette intervention par le « devoir d’assistance et de solidarité [de la France] à l’égard d’un petit pays, la Centrafrique, pays ami, le plus pauvre du monde, qui nous appelle au secours (…) La France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire, elle sera là. J’ai pleine confiance en nos soldats pour cette opération. »
Il a également déclaré vouloir que « toutes les informations soient données » et que le gouvernement allait fournir « toutes les explications au Parlement dès la semaine prochaine ».
LA MISCA DÉPLOYÉE POUR DOUZE MOIS
Ce bref discours et ce conseil de défense sont intervenus après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU), d’une résolution française ouvrant la voie à une opération de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA).
L’adoption de la résolution donne mandat à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de se déployer « pour une période de douze mois », avec une clause de révision à six mois. Elle autorise aussi les forces françaises en RCA « à prendre toutes les mesures nécessaires Paris expliquait ainsi avant la décision du Conseil de sécurité que cette intervention était plus modeste que celle du Mali : il ne s’agit pas d’une « entrée en premier » mais d’un « appui » à la Misca. La menace est limitée d’un strict point de vue militaire. L’intervention vise à stopper la violence sur des zones circonscrites (grands axes, villes) : forces spéciales et marsouins devaient « nettoyer le terrain » pour donner le temps à la Misca de se renforcer.
La décision a été prise alors que les violences meurtrières qui ont éclaté à Bangui ont déjà forcé le déploiement de 250 soldats français dans la capitale de la RCA.
Le Monde.fr
Fri, 06 Dec 2013 06:43:00 +0100
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