« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Comme dans un film policier américain


Dans les grandes théories curatives des grands crimes, il est décrit qu’Il y a une force indescriptible qui ramène le criminel sur le lieu du crime. L’incendiaire revient de façon systématique admirer les flammes. Il lui faut jouir du drame et du chaos de son action. En fait, c’est cela la véritable motivation du criminel maniaque. C’est Sigmund Freud, un médecin autrichien, qui a découvert dans les années 20 la psychanalyse et qui a dit que selon le principe du plaisir, toutes nos actions sont déterminées par la libido. On a souvent confondu ce concept typiquement freudien à une énergie ou une sensation qui découle du plaisir sexuel. On n’est pas loin d’une bonne compréhension de la science de Freud, quand on considère que le rapport de l’homme aux choses est loin d’être toujours asexué. Nous agissons par plaisir et le plaisir est le moteur de notre existence. Ce n’est pas parce qu’un acte vous parait très abominable que son auteur n’en tire pas un plaisir certain. La société, malgré toute sa moralité des mœurs, n’arrive pas toujours à formater les sources de plaisir de tout le monde. Aussi faut-il s’expliquer le comportement de certains maniaques à partir de ce qui les pousse à prendre leur pied. Ce qui excite le pyromane, c’est la vue du feu qui consume. Peu importe ce qu’il consume quelquefois. Le plaisir du tueur peut être aussi en conséquence la vue des victimes de son acte. Il est fait de sorte que, s’il ne peut jouir de la vue de sa victime, il ne peut être intéressé`de la faire. 
Il était une fois un criminel à qui on a voulu interdire de se rendre sur le lieu de son crime. Durant un an il s’est débattu pour faire comprendre à ses contradicteurs qu’il ne peut pas ne pas y aller. Sans quoi, il aurait commis tous ces crimes pour rien. Il lui faut tirer coûte que coûte le bénéfice de tous ses crimes en se rendant sur les lieux. Pendant que ceux qui le contredisaient au départ pensaient qu’il était mû par le remords et la volonté de soulager quelque peu la souffrance des rescapés, grande fut leur surprise de voir que le maniaque n’avait aucune solution pour ses victimes. La vérité sur les circonstances du crime pouvant flatter l’instant d’une visite les douleurs vives de ses victimes, il fit tout pour ne pas qu’il en soit question durant sa randonnée. 



Joseph Marat

Mon, 23 Apr 2012 00:50:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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