« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Comme en France, les sondages avaient raison en Côte d’Ivoire

L’une des leçons qu’on peut tirer des résultats définitifs de l’élection présidentielle française, c’est que les instituts de sondage ne se sont pas trompés dans les intentions de vote qu’ils ont révélées. Tous les sondages donnaient François Hollande en tête du 1er tour avec environ 28% des intentions de vote et Nicolas Sarkozy en 2ème position avec environ 27%. Les résultats définitifs officiels publiés par le ministère français de l’intérieur sont dans la même proportion. François Hollande arrive effectivement en tête avec 28,66% des voix suivi de Nicolas Sarkozy avec 26,18%. Ces mêmes instituts de sondage donnent François Hollande, vainqueur au 2ème tour avec environ 54% et Nicolas Sarkozy perdant avec 46%. Il est fort à parier que les résultats du 2ème tour ne seront pas trop différents de ces intentions de vote. Il faut noter que ce sont ces mêmes instituts de sondage respectueux de leur code d’éthique qui donnaient invariablement Laurent Gbagbo en tête du 1er tour de la présidentielle 2010 en Côte d’Ivoire avec environ 28% des intentions de vote devant Alassane Ouattara avec environ 23%. Pour le second tour, ils donnaient Laurent Gbagbo, vainqueur, avec environ 52% des intentions de vote et Ouattara perdant avec environ 48%. Les résultats officiels de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire proclamés par le Conseil constitutionnel donnaient Laurent Gbagbo, vainqueur, dans les mêmes proportions. A savoir avec plus de 51% des voix. Et pourtant Ouattara et Sarkozy ont contesté ces résultats. Ils ont poussé loin la mauvaise foi en soupçonnant les instituts de sondage d’avoir manipulé les chiffres au profit de Gbagbo. Evidemment, c’était archifaux. Puisque l’exemple de la présidentielle française démontre aux yeux du monde que Gbagbo était victime d’un complot international. Et que le coup d’Etat de Sarkozy contre Gbagbo en avril 2011 ne reposait sur aucune logique électorale ou démocratique. La raison était simple : il voulait installer à la tête de la Côte d’Ivoire, son ami, Alassane Dramane Ouattara.

Boga Sivori in Notre Voie
bogasivo@yahoo.fr

Wed, 25 Apr 2012 22:11:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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