Miaka Oréto dans la cours des grands ? En tout cas du côté de Paris, il vient d’y entrer par la petite porte. En effet, son action à Paris qui s’est soldée par la nomination d’une nouvelle représentante est un flop. De tous les représentants du FPI en France que j’ai vu défiler, elle est de loin la plus courageuse, la plus battante et celle qui lutte véritablement pour nos prisonniers retenus injustement. Je n’ai pu être de toutes les expéditions de La Haye mais, celle qu’on vient de nommer ne me paraît correspondre à l’image de la personne que nous recherchons aujourd’hui, à savoir la personne capable de lutter pour sortir nos prisonniers et donner au FPI son rayonnement d’antan.
Nous avons tous vu Brigitte se battre à mort au moment de la crise post électorale. Lorsque Ali Coulibaly et ses hommes de main ont voulu envahir le domicile de l’ambassadeur Kipré, elle était en personne sous le feu de la rampe. Lorsque l’argent remis par l’ambassadeur aux personnes qui veillaient sur son domicile arrivait à manquer, elle mettait elle même la main à la poche. Contre la police française, elle était traînée par terre. jamais elle ne reculait. Vous voulez parler de son bilan ? Allons-y. Beaucoup oublie que Brigitte a été la seule représentante qui a été confrontée à la crise. Depuis sa nomination, elle n’a fait que gérer la crise. 2002 l’a trouvée en plein désarroi. En tant que femme, elle sait que le jugement de l’histoire n’allait pas lui faire cadeau. Aussi, elle a peut être voulu trop bien faire et dans cet élan de combat appuyé, des erreurs ont pu être commises. Mais qui n’en commet pas ? Est-ce pour autant qu’il faut fouler au pied cette personne, tout ce qu’elle a pu réaliser? En tout cas, Miaka Oreto doit nous apporter la preuve qu’il peut mener le FPI vers des horizons glorieux mais pour l’heure le compte n’y est pas. Quand à la nouvelle nommée, en dehors du fait qu’elle soit Attié, ethnie reconnue pour la bravoure de son combat aux côtés de notre Présent Gbagbo, peuple Attié que je salue au passage, je ne vois trop le sens de son engagement. D’ailleurs, dans sa déclaration liminaire, elle nous a servi un bon plan de résistance à bas de réconciliation comme si Konan Banni l’avait recrutée pour donner un second souffle à son cabinet. Nous autres qui voyons à travers le FPI le seul parti qui reste fidèle au Président Gbagbo après que toutes les organisations nées au moment de la campagne présidentielle aient fondu comme neige au soleil, sommes prêts pour mener le combat de la résistance pour que la priorité de ce parti devienne la libération de tous nos prisonniers et non la réconciliation qui est certes importante mais qui à nos yeux passe après la vie des pères fondateurs du parti qui sont au bagne.
Asmara Norbert Gnabou