« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Conférence-débat: la philosophie africaine, quel bilan aujourd’hui?

Le conférencier a été l’un des pères de ce débat. Le Pr. Niamkey Koffi, c’est de lui qu’il s’agit, a animé une conférence-débat sur la philosophie africaine, jeudi 23 avril, à l’Ecole normale supérieure (ENS) d’Abidjan, dans le cadre des activités du Programme d’Appui stratégique à la recherche scientifique (PASRES) en Côte d’Ivoire. ‘’Quel bilan aujourd’hui pour le débat sur l’existence de la philosophie africaine?’’, c’est autour de ce thème qu’ont gravité les échanges. Il a rappelé que l’émergence du débat de la philosophie africaine est contemporaine de la lutte politique, pour ce que les intellectuels de l’époque appelaient une ‘’indépendance véritable’’. Il s’agissait, a-t-il démontré, de rejeter toute forme de néocolonialisme et mener un combat anti-impérialiste. La philosophie africaine exprimait donc, à l’en croire, une volonté d’élaborer un discours proprement africain , distinct et différent du discours européen. L’enjeu, selon le conférencier, est préalablement la dénonciation de l’approche ethnologique et anthropologique des sociétés africaines. Regrettant que l’Afrique était présentée par les occidentaux comme ‘’un continent sans histoire, sans cultures, sans civilisation’’, qu’il fallait civiliser. Pour le Pr. Niamkey Koffi si les résultats de ce courant n’ont pas encore porté de résultats palpables, force est de savoir, s’est-il satisfait, que la philosophie africaine a permis de démontrer que l’occident n’a pas l’hégémonie de la pensée. Et que la pensée est universelle. Pour lui, la philosophie africaine doit être penser, en somme, par les africains comme leur histoire qu’ils doivent apprendre.
A l’instar des étudiants, la rencontre a enregistré la présence d’éminents professeurs d’université, en occurrence, les Professeurs Séry Bailly et Biaka Zasseli.

Danielle Tagro
abidjan.net

Sat, 25 Apr 2015 02:27:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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