Les militants du Front populaire ivoirien un parti fondé par Laurent Gbagbo, en 1983, retourné dans l’opposition à la faveur des élections présidentielles du 28 novembre 2010, sont accusés d’avoir fait de la « provocation » en traitant l’actuel président ivoirien de « suppôt de la France » et « installé par l’armée française ».
Forcément, les réactions des uns (battus et pourchassés pour « provocation » verbale) et des autres (châtieurs par attachement à leur leader) laissent penser que la contradiction est susceptible de constituer une problématique du processus de réconciliation en cours en Côte d’Ivoire.
Comment parler, que dire, où et quand ? La parole libérée en Côte d’Ivoire depuis les années 90 à l’avènement du multipartisme va être mesurée à la dimension du risque hautement grand que court le pays de retomber dans la violence, qui a déjà fait « 3000 morts » consécutifs à la grosse contestation des résultats de l’élection présidentielle de novembre dernier.
Va-t-on aussi s’absoudre de parler, en se privant de faire usage du moyen démocratique élémentaire (la parole), au motif que la paix est précaire en vue de ne pas s’attirer le courroux de fanatiques attentifs au moindre mot qui serait déplacé à l’endroit d’un tel ou d’un et autre ? Faut-il surveiller sa langue sinon la tourner sept fois avant d’ouvrir la bouche dans l« a nouvelle ère » au risque de se voir obliger de ravaler ses propos ?
La délicatesse du lourd réveil aux allures de résurrection que négocie la Côte d’Ivoire répond affirmative à ces inquisitions même si elle ne doit pas donner totalement raison aux « Messieurs muscles ». Qui pensent, abusivement, et hélas fâcheusement, que seule la voie de faits sera un recours contre ceux dont la parole fera mal et mouche.
Si la psychose de l’épée de Damoclès devrait sévir en permanence mieux ne vaudrait-il pas prendre le raccourci pour prévenir que la contradiction doit être un des tremplins de la réconciliation ? Autant tout de suite mettre la puce à l’oreille de Monsieur Charles Konan Banny président de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR), s’il n’était d’ailleurs mieux averti, que « sa » réconciliation aura à la liberté d’expression.
afriscoop.net
Tue, 11 Oct 2011 17:26:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.