Aussi, l’association Survie :
demande des explications à la diplomatie française et l’ONU sur le contenu des documents diffusés par Inner City Press les 8 et 13 avril. En l’absence de réaction, ces documents, qui ternissent l’action de la communauté internationale et des forces impartiales en Côte d’Ivoire, seront tenus pour authentiques.
salue, enfin, la publication du rapport du Groupe d’Experts S/2011/271, discrètement bloqué depuis le mois de septembre, mais regrette que le Comité des Sanctions de l’ONU n’ait pas alerté le Conseil de sécurité de l’ONU que, loin du désarmement prévu avant les élections, les belligérants se réarmaient, et s’inquiète que lors de la révision de la liste des personnes sanctionnées, le même Comité ait ignoré les suggestions du Groupe d’Experts (cf. S/2011/271 §443).
exhorte le Conseil de Sécurité de l’ONU à rendre public le rapport de la commission d’enquête internationale sur les violations des droits humains au début de la crise ivoirienne, établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17, qui lui a été remis en décembre 2004.
survie.org
[1] http://www.innercitypress.com
[2] Charles Konan Banny est un ancien président de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest, propulsé Premier Ministre « aux pouvoirs élargis » le 4 décembre 2005. L’un des documents publiés par Inner City Press fait d’abord état, deux jours avant cette nomination, d’un « accord négocié », par « le service », « avec Guillaume Soro en personne ». Cet accord assurait à Konan Banny le soutien du leader de la rébellion. On y apprend plus loin que « Konan Banny avait appartenu à un comité de sages développant des relations et un réseau important mais discret entre membres de la CEDEAO, RDR de Ouattara, et quelques anciens houphouëtistes du RHDP. » Surtout, le dernier paragraphe, titré « Vu de New York : le départ de Gbagbo » est particulièrement explicite : « Selon le Secrétaire général des Nations Unies [Kofi Annan], les moyens dont va disposer le nouveau Premier Ministre [Charles Konan Banny] sont suffisants pour mettre en place une politique de rigueur et de fermeté afin de contrer les partisans [sic] du processus de paix en Côte d’Ivoire et devrait notamment permettre la mise en place dans les tout prochains mois d’un plan d’action pour déstabiliser Laurent Gbagbo et provoquer des élections présidentielles anticipées. À charge pour Licorne et les casques bleus sur place de préparer cette mission de sécurité dans les meilleures conditions (Opération non confirmée). »
[3] Cf. Rapport S/2011/271, §443.
[4] Voir l’article de Billets d’Afrique de mai : http://survie.org/billets-d-afrique/2011/202-mai-2011/article/sous-les-tapis-de-l-onu
[5] Établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17.
Tue, 10 May 2011 16:53:00 +0200
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