« En attendant la fin des enquêtes ouvertes par la chancellerie, ces magistrats – six du parquet et deux du siège [cour d’appel, NDLR] – sont frappés d’interdiction d’exercer », a déclaré Raymonde Goudou Koffi, la porte-parole adjointe du gouvernement, à la fin du conseil des ministres hebdomadaire à la Présidence ivoirienne, mercredi 17 octobre. C’est la première fois que des sanctions prises contre des magistrats sont annoncées publiquement. Mais dans le milieu judiciaire, les questions fusent.
« Depuis la fin de la crise, certains magistrats estampillés pro-Gbagbo sont au placard. Cela ressemble fort à une chasse aux sorcières ou à un règlement de compte », confie à Jeune Afrique un haut magistrat qui a requis l’anonymat. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, les soupçons de manipulation de la justice par des politiques dans certaines procédures sont fréquents. « Si on lance une enquête, c’est toute la justice qu’il faut suspendre. La gangrène est partout », commente, désabusé, un acteur de la société civile qui milite contre la corruption.
Par Baudelaire Mieu, à Abidjan
In Jeune Afrique
Wed, 17 Oct 2012 22:38:00 +0200
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