« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Côte d’Ivoire – CPI: des partisans de Laurent Gbagbo réclament sa libération à La Haye

Plusieurs centaines de partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité, ont manifesté lundi à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI), en réclamant sa libération, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Nous voulons dire au président Gbagbo qu’il n’est pas seul, qu’il jouit de l’affection de la majorité des Ivoiriens, que nous savons qu’une injustice lui a été faite", a déclaré à l’AFP Simplice Seri Zokou, porte-parole du Comité de pilotage des actions de la diaspora ivoirienne (CPAD), organisateur du rassemblement.

"Libérez le président Gbagbo!", ont-ils chanté. Pour la plupart vêtus des couleurs ivoiriennes (vert, blanc et orange), ils ont accusé le président ivoirien Alassane Ouattara d’avoir obtenu le pouvoir grâce à un coup d’Etat.

Environ 2.000 personnes, selon M. Zokou, entre 500 et 600 personnes, selon la police locale, venues de France, Belgique, Norvège, Italie et Suisse, notamment, s’étaient rassemblées sur un terre-plein proche du centre de La Haye.

La manifestation étaient prévue pour se dérouler à l’ouverture lundi de l’audience de confirmation des charges contre l’ex-président, 67 ans, qui doit déterminer si les preuves rassemblées par l’accusation sont assez solides pour la tenue d’un procès devant la CPI.

Cette audience, initialement prévue pour s’ouvrir le 18 juin, avait été, à la demande de la défense, reportée à lundi puis à une date non déterminée, notamment dans l’attente d’une évaluation médicale de M. Gbagbo.

Les organisateurs ont toutefois décidé de maintenir le rassemblement, a expliqué M. Zokou.

Premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, écroué à la Haye depuis novembre 2011, est soupçonné par la Cour pénale d’être "co-auteur indirect" de crimes contre l’humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.

Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l’actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.

AFP

Tue, 14 Aug 2012 01:30:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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