« Le 4 août prochain, nous allons procéder à la première phase d’indemnisation des victimes des crises que notre pays a connues. J’ai demandé à la CONARIV (Commission nationale de réconciliation et d’indemnisation des victimes) et au Programme national de cohésion sociale (PNCS), à notre sœur Mariatou Koné, de faire un point de toutes les personnes qui doivent bénéficier de cette indemnisation », a déclaré le Chef de l’Etat Alassane Ouattara.
« Ce n’est pas l’argent qui compte en tant que tel. Mais c’est pour montrer à ces victimes que nous ne les avons pas oubliées et que nous travaillons pour les soulager et que nous souffrons avec elles » a-t-il poursuivi lors d’un meeting marquant la fin de sa visite d’Etat de cinq jours dans le district de Woroba (Nord-Ouest) composé des régions du Bafing ( Touba ), du Béré (Mankono) et du Worodougou (Séguéla) entamée le mardi dernier.
« Cette première phase portera sur près de 4500 victimes ou proches de victimes. D’ailleurs certaines d’entre elles ont été identifiées par la Commission nationale d’enquête. Bien sûr, ce processus continuera. Cette rencontre au lieu le 4 août au palais de la présidence avec une délégation de parents de victimes pour leur monter notre compassion et notre disponibilité », a encore expliqué M. Ouattara.
« J’ai demandé au Premier ministre pour cette cérémonie de faire en sorte que nous pussions dégager au moins entre 6 et 8 milliards de FCFA pour commencer l’indemnisation des familles des victimes. Toutes les victimes civiles comme militaires seront indemnisées », a rassuré le Chef de l’Etat ivoirien, soulignant au cours d’une conférence de presse-bilan de cette visite que « je n’aime pas prendre les engagements et ne pas les respecter ».
« Nous avons dans un premier temps considéré que nous devrions prendre ce qui est connu. Nous avons quand même maintenant un nombre conséquent, 4500 personnes qui ont malheureusement subi ces difficultés, ces tueries, ces mutilations, ou ces violences pendant la crise postélectorale » a-t-il insisté.
« Nous n’allons pas bien sûr réunir les 4500 personnes mais nous voulons réunir peut-être 200 à 300 personnes qui représenteraient les victimes et procéder à une remise de compensation et laisser la CONARIV et le Programme national de Cohésion sociale (PNCS) continuer de faire leur travail », a précisé Alassane Ouattara.
« Vous savez que nous rentrons bientôt dans la période de la fête de l’indépendance (le 7 août). Nous considérons que c’est un bon moment pour le faire, pour soulager les victimes et les proches des victimes », a conclu le président ivoirien.
APA
Mon, 27 Jul 2015 08:52:00 +0200
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