Encore un autre scandale. Cette fois-ci, c’est un ministre d’Etat qui s’illustre tristement en faisant jeter à la rue son épouse légitime et ses cinq enfants majoritairement mineurs. El Hadj Albert Mabri Toikeusse Abdallah «vit avec une maîtresse. Elle passe à la télévision, ils s’affichent ensemble, il voyage avec elle. C’est elle qui perçoit l’indemnité des épouses de ministres à la présidence. Or il m’a fait croire que cela fait huit (8) mois qu’il ne perçoit pas cette indemnité. (…) Nous sommes mariés de puis 17 ans, mais nous avons fait le mariage coutumier en 1992, c’est-à-dire, il y a 20 ans. Mes trois dernières filles sont américaines, elles sont nées aux Etats-Unis. Mabri les a traumatisées». Dixit Mme Mabri née Kourouma Assita Laetitia, in L’Intelligent d’Abidjan n° 2636 du lundi 10 septembre 2012. Scandaleux ! Un ministre d’Etat qui humilie sur la place publique son épouse légitime. Avec des enfants nés de leur union. Un membre du gouvernement sous serment d’éthique qui trompe son épouse en lui faisant croire que l’Etat lui a coupé ses indemnités d’épouse de ministre depuis 8 mois. Alors qu’il a les détournées vers «une maîtresse». Que c’est scandaleux venant du ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement Mabri Toikeusse qui a promis au Président de la République avoir un comportement exemplaire. Est-là un bon exemple que de traquer sa propre épouse depuis des mois, comme Ouattara lui-même traque les pro Gbagbo à travers le monde, pour enfin la vider d’une résidence sans vie depuis des mois. On s’interroge. Mais tout le monde est d’accord que Mabri n’est pas le premier de la liste des ministres à scandales du gouvernement Ahoussou. Avant le cas Mabri, de façon pêlemêle, il y a eu le scandaleux appel d’offres de la ministre de la Salubrité Anne Désirée Ouloto ; les brumeuses commissions perçues sur l’argent des déchets toxiques par le ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo ; l’attribution à relent parental de la licence 3G offerte à Moov Côte d’Ivoire par le ministre de la Poste et Tic Koné Nabagné Bruno, en passant sur l’intégrité morale de l’ex- Dg de l’Atci ; sans oublier le deal «ministériel » Celpaid de la ministre de l’Education nationale Kandia Kamara, etc. A l’évidence, il n’est pas méchant de dire avec cette autre affaire impliquant un membre de haut vol du régime d’Abidjan que sous Ouattara à chaque ministre son scandale. C’est pourquoi,
Mabri gagnerait à rendre le tablier. Pour son honneur. Pour faire exception. Comme l’a fait un certain Dsk, autrefois Directeur général du Fonds monétaire international (Fmi), lorsqu’il a été seulement accusé de viol. Car Mabri Toikeusse peut-il réellement diriger son département ministériel, lui qui abandonne épouse et enfants mineurs légitimes pour vivre «avec une maîtresse». Qui de surcroît «perçoit l’indemnité des épouses de ministres à la présidence», alors qu’il «a fait croire que cela fait huit (8) mois qu’il ne perçoit pas cette indemnité». Les Ivoiriens s’interrogent. En tout état de cause, M. Mabri se doit de respecter son servant en acceptant de se faire hara-kiri, suite au désaveu cinglant que vient de lui infliger Alassane Ouattara. Qui n’a pas jugé normal que l’épouse d’un membre du gouvernement soit vidée de son foyer par son époux de ministre. Devant les caméras et micros des journalistes comme l’a fait Mabri. Mais attendons de voir. Nous sommes dans la nouvelle Côte d’Ivoire où tout semble possible
Barthélemy Téhin in LG Infos