Ils ne comprennent donc pas pourquoi les militaires sont arrivés avec des armes lourdes, comme des lance-roquettes – s’ils ne les ont pas utilisés, l’opération a été violente : leurs bulldozers ont tout détruit – le reste a été pillé ou brûlé.
Promesses de reclassement non tenues
Ces agriculteurs – des Ivoiriens mais aussi des étrangers de la sous-région – avaient construit leur maison, ainsi que des églises et des écoles, qui servaient de bureaux de vote. Ils affirment que les promesses de reclassement n’ont pas été tenues : la plupart sont donc aujourd’hui à la rue. Ils dénoncent une opération bâclée – mais Bruno Kone, le porte-parole du gouvernement, assure que des mesures existent.
« Nous n’allons pas nous arrêter au seul déguerpissement, affirme-t-il, des solutions vont être trouvées à leurs situations. C’est le genre de situation qui est longue à traiter. Il faut trouver des zones de recasement, et leur trouver éventuellement des moyens d’exploiter les nouveaux terrains sur lesquels ils seront transférés. »
Les Nations unies parlent de 20 000 de personnes déguerpies. Si ces planteurs étaient clandestins, leur travail profitait tout de même à l’économie ivoirienne : ils affirment participer à hauteur de 30% de la production nationale de cacao.
rfi.fr
Fri, 28 Jun 2013 01:00:00 +0200
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