Tout porte à croire qu’il se développe une idéologie de l’impunité dans une Côte d’Ivoire, précédemment sur la voie du monolithisme, que les nouvelles autorités ont appelé à se rassembler. Fort étrangement, les exactions, les frustrations et les humiliations continuent d’être servies à des Ivoiriens. Ce qui n’est pas sans rappeler les folles périodes de la crise avec des civils en pointe des mouvements. Rien ne serait plus dangereux que de laisser perdurer cette situation. Reste à savoir si les autorités sont réellement résolues à mettre un terme au même péché originel qui aurait contribué à débouter le FPI du pouvoir. La longue traversée du désert peut contribuer à bonifier et à endurcir les militants du Front populaire ivoirien. Il ne serait donc pas surprenant que la bulle socialiste, qui n’a rien perdu de son âme et déjà fait montre d’une résistance pendant les récents évènements, tente à son tour de perturber les activités du camp adverse dans ses bastions. A cette allure où les Ivoiriens sont exposés à la peur et à la haine de l’autre, le pays ne peut que s’enfoncer dans la spirale bien connue de la violence. Ce qui va, sans nul doute, mettre à mal, le processus de réconciliation nationale, qui éprouvait déjà du mal à avoir la bénédiction du FPI. Cela dit, les exilés politiques appelés, à cor et à cri, à regagner le bercail, risquent de se braquer et ne pas chercher le chemin de retour, du moins, pour le moment, au prétexte qu’il n’y a pas de perspectives heureuses pour leurs compagnons de lutte restés en « Eburnie« . Un autre fait, c’est que le récent défoulement des suspectés militants du Rassemblement des républicains (RDR) sur les Frontistes est également dirigé contre les intérêts de la Côte d’Ivoire et des autorités. Il peut faire des vagues dans les rangs de l’équipe nationale de football engagée dans la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Apparemment que « les Eléphants« semblaient marqués par des dissensions internes, il faut craindre que leur production footballistique en pâtisse.
Aussi étrange que cela puisse paraître, on ne se privera pas de déclarer que la coalition des Houphouëtistes aux affaires de l’Etat, elle-même, risque de s’enrhumer. Avant qu’il ne soit trop tard, il convient que les autorités ivoiriennes administrent la rigueur en préférant la dictature de la transparence à la démocratie de l’opacité. Pour ce faire, elles devraient commencer par arrêter les auteurs de la résurgence des tensions qu’il convient de baptiser « les ennemis de la démocratie« , encadrer et sécuriser les éventuelles manifestations de l’opposition, pour que le pays d’Houphouët-Boigny ne s’illustre plus jamais négativement à la face du monde.
Adama BAYALA in SIDWAYA
badam1021@yahoo.fr
Tue, 24 Jan 2012 21:33:00 +0100
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